Qui suis-je?

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mardi 17 mars 2015

Tout va bien. Enfin, presque.

Nous émergeons tranquillement pas vite de plusieurs semaines de maladies, de virus et de blessures, ce qui explique mon absence sur le blogue. Je n’avais pas le temps d’écrire, occupée que j’étais à prendre des températures, moucher des nez, ramasser du vomi, de la diarrhée, faire du lavage de vêtements et de draps souillés, désinfecter des salles de bain, donner des sirops, me gaver de probiotiques et faire la navette entre ma maison, la pharmacie, la clinique médicale et l’hôpital.

Comme vous le savez, petite É. est sortie de l’hôpital vendredi dernier, après avoir eu une fulgurante pneumonie ponctuée d’une otite et avoir reçu de l’oxygène pendant cinq jours. Enfin, me disais-je, nous pouvions retourner à notre petit train-train quotidien! Naïve que j’étais, j’imaginais que les virus nous laisseraient enfin tranquilles.

Le lendemain, ma mère m’a offert de passer la journée chez moi pour m’aider à faire du lavage et me cuisiner plusieurs plats que j’aurais en réserve pour les soirs de semaine. À la suite de la semaine infernale que nous venions de passer à l’hôpital, j’ai accepté son aide de bon cœur. J’étais vidée de toute mon énergie et ma maison avait l’air d’une zone sinistrée.

En arrivant chez moi, ma mère a glissé sur une plaque de glace. Elle était incapable de se relever et de marcher et j’ai dû me précipiter dehors pour l’aider à entrer dans la maison. La douleur était atroce, mais sa jambe ne semblait pas enflée ni déformée.

Elle a dormi à la maison ce soir-là parce qu’elle ne pouvait pas conduire avec sa jambe mal en point. Le lendemain matin, nous sommes allés à la clinique médicale pour faire évaluer l’état de sa blessure. La docteure voulait prendre une radiographie afin de déterminer si c’était une cassure ou non, mais comble de malheur, toutes les cliniques de radiologie étaient fermées le dimanche.  Ne voulant pas aller attendre des heures à l’urgence de l’hôpital, ma mère a décidé de prendre son mal en patience et d’aller en radiologie le lendemain matin.

Le lundi matin, je suis donc allée reconduire ma mère à la clinique de radiologie avant d’aller reconduire mes deux plus jeunes à la garderie. Petite É. était encore très fatiguée de sa semaine d’hospitalisation et je voulais seulement la faire garder une heure ou deux, pour la réhabituer tranquillement à la garderie et me permettre d’aller rejoindre ma mère chez le médecin. Petite É. n’a pas apprécié du tout que je la renvoie à la garderie. La période d’adaptation, qui s’était si bien déroulée avant son hospitalisation, était entièrement à recommencer…

Malgré mon cœur brisé de la voir pleurer à mon départ de la garderie, je suis allée rejoindre ma mère à la clinique, où la radiographie a montré une fracture du péroné. Par chance, elle n’avait pas besoin de plâtre, mais nous devions aller chez l’orthésiste pour lui faire faire une botte de marche orthopédique pour immobiliser sa jambe.

Je suis ensuite allée chercher ma petite É. à la garderie sur l’heure du dîner et nous avons installé ma mère confortablement pour qu’elle reste chez nous jusqu’à ce que sa jambe lui permettre de retourner vivre chez elle sans risque.

Mardi, petite É. est encore allée à la garderie seulement en avant-midi. Elle a heureusement moins pleuré que la veille, à mon grand soulagement. En après-midi, je suis allée avec ma grande M. et petite É. à un rendez-vous de suivi avec la nutritionniste à l’hôpital Sainte-Justine. La nutritionniste nous a annoncé que grande M. avait pris très peu de poids depuis le dernier rendez-vous, mais qu’elle avait beaucoup grandi. Yé! Ça veut donc dire que l’effet du Lupron Dépôt s’est enfin dissipé et qu’elle va recommencer à « allonger ». C’est une bonne nouvelle!

Mercredi, ma mère avait encore très très mal à sa jambe et était incapable de porter sa botte orthopédique en raison de la douleur. Je suis allée reconduire les petits à la garderie, et je suis ensuite allée supplier la réceptionniste de la clinique médicale de trouver un rendez-vous pour elle même si l’horaire des médecins était complet. J’ai dû avoir l’air convaincante, car elle a accepté que ma mère puisse revoir le même médecin qu’elle avait vu la veille, le soir même. Je suis ensuite allée chercher ma petite É. à la garderie en fin de matinée.

En après-midi, nous avions à nouveau un rendez-vous médical, chez le pédiatre cette fois, pour un suivi de mes deux filles. Il m’a confirmé que les antibiotiques de petite É. avaient fait effet et que la pneumonie et l’otite étaient guéries. Hourra!

Ce soir-là, j’ai appelé ma sœur au secours, car ma mère avait rendez-vous à la clinique sur l’heure du souper, grande M. avait ses scouts, petite É. était chigneuse et Alexandre finissait très tard de travailler. Je ne savais plus où donner de la tête! C’est donc ma sœur qui a accompagné ma mère à son rendez-vous, où la docteure a ajusté sa botte de marche et lui a prescrit des antidouleurs.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, petite É. a commencé à faire de la fièvre. Légère, mais bien présente. Elle a aussi recommencé à tousser.

Vendredi matin, son torse et son ventre étaient couverts de boutons rouges. Elle était maussade et refusait de boire et de manger. Je ne savais plus quoi faire! J’ai pensé à une roséole, mais la pharmacienne m’a aussi dit que ça pouvait être une réaction allergique à son antibiotique. Inquiète, j’ai essayé de trouver une clinique sans rendez-vous, mais tout était complet.

En après-midi, son corps était entièrement recouvert de plaques rouges et de petits boutons. Elle n’avait pas bu depuis plusieurs heures, refusait même le sein, et s’est mise à saliver à pleine bouche. Sans perdre un instant de plus, nous nous sommes rendus à l’hôpital.

Nous n’avons même pas attendu dans la salle d’attente. L’infirmière du triage a regardé sa gorge et a lancé un « Oh boy! » très peu rassurant. Ses amygdales étaient enflées, blanches, et tellement grosses qu’elles se touchaient, ce qui était extrêmement douloureux et l’empêchait d’avaler. Nous avons rapidement été transférés dans une salle où l’urgentologue a prescrit du Benadryl et des cultures de gorge, de nez et des prises de sang. Ma petite puce était si faible et fatiguée qu’elle ne réagissait presque plus à toutes ces manipulations médicales.

Nous avons ensuite été envoyés à l’étage de pédiatrie, où nous avons retrouvé les infirmières et pédiatres que nous connaissons désormais trop bien. Toute l’équipe médicale est super sympathique, vraiment, mais nous ne tenions tout de même pas à les revoir de sitôt!

Les résultats des analyses sanguines et des cultures ont révélé qu’il s’agissait d’une attaque virale, et non d’une réaction allergique à l’antibiotique. Il n’y avait donc pas de traitement spécifique, à part la patience et le temps. On lui a donné des médicaments pour diminuer la douleur à la gorge et son inconfort.

Comme elle n’avait rien mangé ni bu depuis plusieurs heures, le pédiatre voulait que nous restions à l’hôpital pour la nuit afin qu’elle reçoive un soluté, afin d’éviter la déshydratation. Pas besoin de vous dire que nous n’en avions vraiment pas envie…

J’ai donc pris ma petite É., qui s’était calmée depuis qu’elle avait reçu de la médication, et je l’ai mise au sein. Je lui ai parlé doucement et l’ai invitée à boire. Et elle a bu, à mon plus grand soulagement.

Au même moment, j’ai vu le teint d’Alexandre changer du rosé vers le verdâtre. Il s’est précipité aux toilettes… et a commencé à avoir la gastro. Bon sang, encore autre chose! J’étais exaspérée.

Finalement, j’ai demandé au pédiatre de nous laisser retourner à la maison pour la nuit, étant donné que petite É. avait bien bu. Il a accepté, à condition que nous revenions le lendemain matin pour réévaluer son état. Cet arrangement me convenait parfaitement. N’importe quoi pour ne pas passer la nuit à l’hôpital faisait mon affaire!

Sitôt arrivés à la maison, j’ai vu ma mère et son teint verdâtre. Elle s’est précipitée aux toilettes le plus rapidement possible malgré sa jambe cassée et… a commencé une gastro. Qui donc allait être le prochain touché? Comme si nous avions besoin de ça en plus!

Le lendemain matin, après une nuit mouvementée où ma toilette a été surutilisée par mes deux malades, je suis allée à l’hôpital avec ma petite É. La fièvre avait baissé et elle avait recommencé à boire, mais son corps n’était plus qu’une grosse plaque rouge boursoufflée. Le pédiatre l’a examinée et a jugé que son état était assez bon pour qu’elle n’ait pas à être hospitalisée. Le virus allait passer, il s’agissait d’être patient et de s’assurer qu’elle demeure hydratée et confortable.

À mon retour à la maison, petit L. a eu une si violente diarrhée que sa couche a débordé et que ça a coulé jusque sur le plancher… Puis, il a vomi au milieu du salon. Pensez à tous les gros mots que vous connaissez, puis aux plus vulgaires… ils me sont passés par la tête à ce moment précis. Tous.

Après avoir ramassé les dégâts et donné un bain à mon petit homme, je suis allée à l’épicerie. J’ai acheté tous les désinfectants les plus forts, les plus chimiques, les plus toxiques, bref tous ces produits que je n’achète plus depuis des années par souci environnemental. Mais ce jour-là, l’environnement était le cadet de mes préoccupations. J’étais déterminée à désinfecter ma maison de fond en comble, à chasser, que dis-je, tuer, éradiquer, détruire tous les virus qui s’étaient permis d’entrer dans ma maison. Ha! C’est moi qui allais gagner cette bataille !

J’ai passé le reste de la journée, et les jours suivants, à soigner, nettoyer, désinfecter, laver, torcher et prier pour que le reste de la famille soit épargnée par la gastro.

Mes prières ont été exaucées : la gastro n’a pas fait d’autres victimes. Tous ceux qui en ont été atteints sont maintenant remis. Et petite É. va mieux. Elle a recommencé à jouer, à manger et à boire. La fièvre a disparu et ses plaques rouges pâlissent peu à peu. Quant à ma mère, sa jambe commence à lui faire un peu moins mal.


On va s’en sortir. Le printemps s’en vient. Le soleil, le beau temps, la lumière. La chaleur. On en a tous bien besoin!

jeudi 5 mars 2015

À l'hôpital...

Je prends deux petites minutes pour vous donner quelques nouvelles. Ma petite É. est hospitalisée depuis mardi pour une infection respiratoire qui a causé une bronchiolite. Elle est branchée sous oxygène et a une forte fièvre.

Décidément, les virus ne nous quittent plus depuis le début du mois de février. Je n'ai qu'une envie : que le printemps arrive au plus vite, pour nous permettre de refaire le plein d'énergie et de soleil!

Je retourne donc à l'hôpital pour prendre la relève d'Alexandre qui y est depuis hier soir. Je suis exténuée et je n'en peux plus de voir les yeux tristes et malades de ma petite fille...

Je vous redonne des nouvelles dès que je le pourrai. Envoyez nous des ondes positives, nous en avons bien besoin!

dimanche 7 décembre 2014

Les hormones de ma fille… la suite!



Alors voilà, depuis mon dernier billet sur mes inquiétudes à propos de ma grande M., les choses ont bougé!

J’ai téléphoné à l’infirmière clinicienne en endocrinologie de l’hôpital Sainte-Justine pour lui faire part de mes réflexions et interrogations à propos de la prise de poids de ma fille. Elle a commencé par me dire que je devrai revoir la nutritionniste lors de notre prochain rendez-vous à l’hôpital, en février prochain. J’avoue avoir été bien découragée et même un peu fâchée qu’elle me reparle de nutrition encore une fois…

Je lui ai dit que nous avions déjà vu une nutritionniste de leur équipe en août dernier et que nous avions été très insatisfaits de la rencontre. Je lui ai spécifié, à nouveau, que je doute que son alimentation soit la cause principale de sa prise de poids, que nous mangeons bien et que personne d’autre dans la famille n’a pris de poids de toute façon. Et que je trouvais ça un peu insultant que personne ne semble me croire.

L’infirmière a alors consulté le dossier de ma fille et dit qu’il n’y avait aucune note de suivi depuis février dernier! J’étais un peu frustrée, puisque c’est la deuxième fois que nous voyions la résidente que nous avons vue lors de notre rendez-vous de l’été, et c’est la deuxième fois qu’elle ne laisse aucune note au dossier. Comment faire un bon suivi si nous ne voyions pas toujours le même médecin et qu’il n’y a pas de notes d’évolution? Grrrr…

Enfin, elle a refait un calcul pour vérifier si la dose de cortisone prise par ma grande M. est la bonne en fonction de son âge, de sa taille et de son poids. Il semble que oui. Les résultats de la prise de sang concluent également que sa glande thyroïde fonctionne normalement. L’infirmière était bien embêtée…

J’ai insisté pour lui faire comprendre que je suis inquiète, que sa prise de poids me semble inexpliquée, mais est très rapide et que je ne peux plus la laisser aller comme ça. Si je dois changer son alimentation, soit! Mais je veux savoir ce qui se passe, car je ne peux pas croire qu’il s’agisse seulement d’un problème alimentaire. Prendre du poids, c’est une chose, mais ne pas avoir grandi, c’en est une autre, et ça n’a rien à voir avec le tour de taille!

L’infirmière m’a dit qu’elle allait vérifier ce qu’elle pouvait faire et me rappeler.

À peine quelques heures plus tard, elle m’a rappelée pour me dire qu’elle avait remis le dossier de grande M. en mains propres à Dre Olivier, une endocrinologue très sympathique et compétente que nous avions déjà rencontrée. Dre Olivier a décidé de devancer notre rendez-vous au 12 décembre, soit vendredi cette semaine. Yeah!

Elle m’a aussi dit qu’elle avait parlé à la nutritionniste spécialisée en endocrinologie de notre rencontre décevante de l’été dernier. Semble-t-il que celle que nous avions vue alors était une remplaçante peu expérimentée qui assurait l’intérim pendant ses vacances. Nous sommes mal tombés, on dirait!

Mais surtout, l’infirmière m’a assurée qu’ils prenaient mes inquiétudes au sérieux et qu’au-delà de tous leurs chiffres et protocoles, mes observations en tant que maman étaient aussi importantes. Ouf, quel soulagement d’entendre ça!

Peu après, le téléphone a sonné de nouveau : c’était la nutritionniste. Elle m’a dit qu’elle aimerait revoir grande M. et qu’elle souhaitait que je fasse un journal alimentaire très précis pendant trois jours, afin qu’on fasse un bilan complet de l’alimentation de ma fille. Elle essaiera de nous voir en même temps que l’endocrinologue, vendredi. Elle m’a demandé de lui faxer le journal alimentaire lundi.

Enfin, je me sens entre bonnes mains!

Nous avons fait le journal alimentaire jeudi, vendredi et samedi et je pourrai le faxer dès demain. C’est un peu stressant, je me sens comme si j’allais passer un examen. Car si son alimentation n’est pas correcte, ce sera ma faute! Et si j’étais responsable de sa prise de poids, sans le savoir? Et si l’alimentation que je lui offre n’est pas adéquate, malgré ce que je peux en penser? Je sais bien que nous mangeons correctement, mais je ne cesse de me remettre en question et de douter.

Quoi qu’il en soit, je suis heureuse que la situation soit prise en charge (et au sérieux) avant février. J’ai besoin de savoir ce qui se passe avec ma fille.

À suivre…

lundi 1 décembre 2014

Que se passe-t-il avec les hormones de ma fille?

Petit rappel des faits pour les nouveaux lecteurs :

Ma fille aînée a une hyperplasie congénitale des surrénales,forme non classique, diagnostiquée à l’âge de 5 ans. Depuis, sa croissance et sa puberté sont étroitement surveillées, car ses glandes surrénales produisent trop d’androgènes, mais trop peu de cortisol, ce qui perturbe son développement. Afin de rétablir cet équilibre biochimique essentiel dans son corps, elle doit prendre de la cortisone deux fois par jour. Nous avons aussi tenté de freiner le vieillissement hâtif de son âge osseux avec du Lupron Dépôt, sans succès. Depuis le début de la prise de Lupron Dépôt, elle s’est mise à prendre beaucoup de poids de façon inexpliquée…

Aujourd’hui, grande M. avait rendez-vous avec le pédiatre pour le suivi de sa croissance et de sa prise de poids. J’avais très hâte de savoir ce qu’il en était, puisque je m’attendais à ce qu’elle ait recommencé à grandir maintenant que nous avons cessé le Lupron Dépôt.

De plus, au cours des dernières semaines, nous avons commencé à intégrer encore davantage l’activité physique dans notre quotidien afin d’essayer de stabiliser sa prise de poids. J’ai aussi porté subtilement attention à ce qu’elle mange, afin de ne pas avoir l’air de la surveiller, et j’ai été soulagée de constater que bien qu’elle ait bon appétit, elle mange sainement et pas de façon démesurée. 
Pourtant, ses pantalons sont de plus en plus serrés et elle a encore de nouvelles vergetures qui sont apparues sur les côtés de ses hanches et de son ventre, signe indéniable qu’elle a continué à prendre du poids…

Bref, j’avais hâte d’avoir les mesures exactes du pédiatre et surtout son avis sur le sujet.

À ma grande surprise, et celle du pédiatre également, elle n’a pas grandi du tout, malgré l’arrêt du Lupron.  Par contre, comme je m’y attendais, elle a encore pris pas mal de poids.

Je n’y comprends rien. Pourtant, on m’avait dit que sa croissance reprendrait normalement à la fin du traitement sous Lupron. Pourquoi n’a-t-elle pas grandi? Pourquoi prend-elle autant de poids?

Selon le pédiatre, deux choses pourraient expliquer la situation : un problème de glande thyroïde ou un mauvais dosage de cortisone.

Grande M. a passé des prises de sang pour vérifier sa glande thyroïde il y a deux semaines et les résultats devraient avoir été envoyés à l’endocrinologue de l’hôpital Sainte-Justine, mais je n’ai pas eu de leurs nouvelles à ce sujet.

Comme nous ne devons retourner à Sainte-Justine qu’en février, j’ai décidé de téléphoner à l’infirmière clinicienne de la clinique d’endocrinologie pour lui parler de mes inquiétudes. Je veux savoir s’ils ont reçu les résultats de la prise de sang et ce que nous devons faire pour sa prise de poids. Attendre jusqu’au mois de février pour avoir réponse à mes questions est beaucoup trop long.

J’espère qu’elle saura me donner une réponse satisfaisante. Jusqu’à présent, les endocrinologues semblent penser que notre alimentation et notre mode de vie sont la cause de sa prise de poids et que les médicaments n’y sont pour rien. Mais je sais, plus encore je suis convaincue, que nous n’y sommes pour rien. Personne d’autre dans la famille n’a pris de poids sauf elle et surtout pas de façon aussi rapide. Ça m’énerve!

Ma grande a toujours été mince comme un fil jusqu’à ce qu’on commence le Lupron. Que s’est-il passé dans son corps pour que ça se dérègle comme ça? Et pourquoi les endocrinologues ne peuvent répondre à nos questions?


Je déteste ne pas savoir et ne pas comprendre ce qui se passe. Je suis inquiète pour la santé de ma fille, car être en surpoids pourrait lui causer d’autres problèmes et elle en a déjà bien assez comme ça avec ses glandes surrénales déréglées!

samedi 25 octobre 2014

Un samedi à l’urgence



Vous avez passé une belle journée? Je l’espère sincèrement, parce que pas moi!

Alors que petit L. semblait se remettre à merveille de son opération, il s’est mis à faire de la fièvre la nuit dernière.

Il dormait mal, se réveillait constamment en pleurnichant et était chaud comme une petite bouillotte. Le protocole remis par l’ORL était clair : si l’enfant fait de la fièvre plus de 36 heures après son opération, il faut consulter.

Si nous avions été un jour de semaine, nous aurions simplement pu nous rendre au département de chirurgie d’un jour pour voir le médecin. Bien entendu, il fallait que ses symptômes apparaissent un samedi, alors que ce département est fermé… Notre seule option : l’urgence de l’hôpital.

Alexandre est donc parti ce matin, vers 9 heures, avec un petit L. fiévreux, dans l’espoir de voir un médecin relativement rapidement. 

Vers 14 heures, il attendait toujours dans la salle d’attente de l’urgence. Il était passé au triage, vu une infirmière, mais pas le médecin. Petit L. était toujours fiévreux et mes deux hommes avaient faim et soif.

J’ai donc appelé ma mère à la rescousse pour qu’elle vienne s’occuper du reste de ma tribu pendant que j’irais au secours de mes deux affamés.

Arrivée à l’hôpital, j’ai pu donner une barre tendre à mon Alexandre et prendre sa relève. Petit L. dormait dans ses bras et il ne s’est même pas réveillé lorsque je l’ai pris sur moi. À mon tour de faire preuve de patience dans cette salle d’attente…

Pendant que mon petit loup dormait dans mes bras, j’ai eu beaucoup (trop) de temps pour observer autour de moi. Que c’est pénible, les urgences d’un hôpital! 

Toutes ces personnes malades autour de moi… Une femme était si pâle, au teint blanc-verdâtre, que c’en était épeurant. Elle tenait un bol à vomi dans ses mains et j’espérais de tout mon cœur qu’elle ne vide pas son estomac devant moi. Heureusement, ça n’est pas arrivé! Un pauvre monsieur avait lui aussi des problèmes digestifs et passait son temps à aller à la toilette. Il avait même fait dans son pantalon et tentait de cacher ses souillures avec son manteau autour de sa taille. Un autre homme avait reçu quelque chose dans l’œil, qu’il avait rouge et gonflé, et qui semblait très douloureux. Et ça toussait, dans cette salle, mon doux que ça toussait… 

Je n’arrivais pas à croire que j’exposais mon tout petit à tous ces microbes et virus pour une petite infection qui ne nécessiterait qu’une prescription d’antibiotique. Et j’étais désespérée qu’un jeune enfant n’ait même pas de cote de priorité supplémentaire.

Le temps passait, c’était long. Les ambulances se succédaient et je savais que chacune d’entre elles rallongeait mon temps d’attente, puisque les patients qu’elles transportent sont souvent prioritaires.

Pour rajouter à la morosité de la salle d’attente, la télévision qui était censée nous changer les idées était syntonisée sur Canal D, qui a présenté tout l’après-midi des documentaires sur des meurtriers célèbres. Ces émissions, pleines de reconstitutions de meurtres et de viols, n’avaient vraiment rien de réjouissant…

J’ai placoté un peu avec d’autres patients qui ne semblaient pas trop mal en point. Plusieurs m’ont félicitée d’avoir un petit garçon aussi sage. Au début, j’ai commencé par leur dire que s’il est aussi tranquille, c’est parce qu’il est malade. Mais après que plusieurs m’aient passé le même commentaire positif sur mon petit L., j’ai simplement remercié et accepté le compliment. Après tout, c’est vrai : ça faisait près de sept heures que nous attendions dans cette horrible salle d’attente et mon petit coco faisait preuve d’une patience exemplaire. Il se collait contre moi, faisait parfois rouler sa petite auto sur la chaise et sur moi, regardait des jeux sur mon iPod. Super tranquille, sans se plaindre, sans crise et sans chignage. Oui, mon petit L. est un patient exemplaire!

Enfin, vers 16 h 30, on nous a appelés pour nous placer dans une petite pièce de consultation où nous pourrions voir le médecin. Il n’était pas trop tôt!

Mais une fois rendu là, le docteur s’est encore fait attendre. La fièvre de mon petit L. était tombée et il recommençait à être plus actif. J’ai dû faire preuve de beaucoup de créativité pour le faire patienter tranquille. Je lui ai fait des dessins dans le dos avec mes doigts, nous avons joué à imiter des animaux. Il y avait un petit lavabo dans la pièce et je l’ai laissé se laver les mains au moins dix fois et jouer dans un petit filet d’eau qui coulait. J’ai pris des gants jetables à la disposition des docteurs et nous en avons fait des marionnettes.

Je commençais à être franchement à court d’imagination quand le médecin s’est enfin présenté.

Rapide examen des oreilles et de la gorge : les plaies de son amygdalectomie commençaient à s’infecter. Il a prescrit des antibiotiques pour huit jours. Consultation terminée.

Eh oui, nous avons perdu toute notre journée pour nous faire dire ce que je savais déjà. Tout ça pour un bout de papier, pour une prescription d’antibiotique. Quelle perte de temps! Et pendant toutes ces heures, j’ai exposé mon enfant à des virus qui pourraient être bien plus graves que l’infection qu’il a présentement!

C’est vraiment enrageant. D’un autre côté, je n’avais pas vraiment le choix de consulter aujourd’hui. Je ne pouvais pas risquer que l’infection s’aggrave et cause des complications plus importantes encore. J’aurais peut-être pu aller dans une clinique plutôt qu’à l’urgence de l’hôpital, mais en trouver une qui fait du sans rendez-vous un samedi n’est pas si facile. De toute façon, le protocole que nous a remis l’ORL était très clair : en cas de signes de complication (ce qui inclut la fièvre), il faut se rendre à l’urgence.

Nous sommes sortis de l’hôpital vers 17 h 30. J’étais épuisée et affamée. Petit L. semblait plutôt bien. Il était calme et relativement de bonne humeur.

Après un saut à la pharmacie pour aller chercher son antibiotique, nous sommes enfin revenus à la maison. Sitôt entrée, je me suis changée de vêtements et j’ai changé petit L. aussi. Pas question de traîner des virus sur mes vêtements et de contaminer ma maison! 

Je me suis mise en pyjama, ai absolument dévoré mon souper et me suis installée bien confortablement pour allaiter ma petite É. tout en écoutant le hockey.

Je suis bien contente que cette journée soit terminée et j’espère que l’antibiotique fera effet rapidement.

Finalement, je ne peux qu’admirer le personnel médical qui travaille tous les jours à l’urgence. Je ne serais jamais capable de faire votre travail. Jamais. Je vous lève mon chapeau!

mercredi 22 octobre 2014

Amygdalectomie : c’est fini!



Et tout s’est bien passé!

Petit L. est parti à l’hôpital avec Alexandre à 6 heures ce matin et a été opéré vers 8 h 15. Ses amygdales et ses adénoïdes ont été retirées.

Alexandre m’a dit qu’il a fait ça comme un super champion. Pas de crise, pas de panique, aucune anxiété. Il est parti sans crainte vers la salle d’opération en compagnie de l’infirmier.

À son réveil, il s’est mis à pleurer et voulait retirer son soluté. Alexandre a réussi à le calmer et à l’endormir. Il a ensuite dormi une bonne partie de la journée.

En après-midi, les infirmières voulaient qu’il boive un peu d’eau pour vérifier s’il allait la garder ou la vomir, mais il ne voulait rien savoir!

Il a finalement accepté de boire un peu et ça s’est bien passé. Il a enfin pu revenir à la maison!

Alors voilà, c’est fait. L’opération est enfin derrière nous.

Ce soir, il est hypercolleux et maussade. Il a faim, mais ne peut rien manger avant demain matin. Je lui ai fait un smoothie très lisse avec du lait de soya à la fraise, du Pediasure à la vanille et une moitié de banane. J’espère que cette boisson le soutiendra assez pour calmer son estomac, qui est à jeun depuis hier soir.

Je vais coucher mon petit L. avec moi cette nuit pour pouvoir le surveiller. Je m’attends à avoir une nuit entrecoupée parce qu’il aura sans doute mal, mais je sais que ça ira de mieux en mieux au cours des prochains jours.

Je vous redonne des nouvelles de l’évolution de sa convalescence au cours des prochains jours.

mardi 21 octobre 2014

Amygdalectomie : c’est demain le jour J



Je suis nerveuse, ce soir.

C’est demain que mon petit L. passera sous le bistouri pour se faire enlever les amygdales et fort probablement les adénoïdes aussi.

Je sais que c’est la bonne chose à faire. J’ai moi-même subi cette opération à l’âge de huit ans et de ne plus être constamment malade a été un réel soulagement. Je faisais des otites et des amygdalites à répétition depuis que j’étais bébé et c’était vraiment pénible.

Mes deux plus vieux ont aussi eu cette chirurgie. Tout comme moi, leurs amygdales et adénoïdes étaient très volumineuses et ils étaient constamment malades. Ils ronflaient et dormaient très mal, aussi.

Après l’opération, ils ont été beaucoup moins malades, moins gravement aussi, et n’ont pratiquement plus eu besoin de prendre des antibiotiques. Leur sommeil s’est amélioré et le langage de grande M., qui avait un retard à ce niveau, a énormément évolué.

Bref, il n’y a eu que du positif pour moi et mes enfants suite à cette chirurgie.

Petit L. a trois ans. Il dort mal, se réveille plusieurs fois par nuit. Tousse constamment, surtout quand il dort. Il renifle tout le temps, se râcle la gorge, grogne, avale bruyamment pendant la nuit. A des maux de gorge fréquents. Il a de la difficulté à avaler quand il mange, recrache souvent ses bouchées, surtout si la texture de l’aliment est sèche ou pâteuse. Il a des hauts le cœur à rien.

Quand j’ai regardé ses amygdales, je les trouvais grosses et un peu bizarres. Comme s’il y avait plein de petites ampoules transparentes, dessus. Pas de pus, pas de rougeurs, toutefois.

Lors de notre visite chez le pédiatre, cet automne, je lui ai demandé de jeter un coup d’œil en lui mentionnant tout ce que j’avais observé. Sa réaction fut la suivante : « Iiisshh, ses amygdales sont grosses! Elles se touchent presque » Il nous a aussitôt référé en ORL.

Nous sommes donc allés voir la gentille ORL que nous avions consultée pour mes deux plus vieux et que j’avais aussi vue pour mes vertiges. Sa réaction : « Iiiissshh! Ses amygdales sont vraiment grosses! Il n’est pas étonnant qu’il ait de la difficulté à manger. Ça doit aussi lui causer de l’apnée du sommeil. Il faudrait les enlever »

Je lui ai demandé pourquoi ses amygdales sont si grosses. Sont-elles infectées, enflées? Sa réponse : « Elles ne sont ni enflées, ni infectées. Elles sont juste disproportionnellement grosses. Généralement, c’est héréditaire. »

Bon… Comme ma mère, ma sœur, moi et mes deux plus vieux avions dû être opérés pour des amygdales trop grosses, il n’avait pas grand chance de s’en sauver, mon petit L. Et je m’attends à ce que petite É. y passe dans quelques années…

Alors voilà, nous avons reçu l’appel de l’hôpital hier. Il sera opéré demain matin.

Même si je connais bien la procédure et que je sais que les risques de complications sont minimes, je suis vraiment nerveuse quand même. L’anesthésie… La douleur postopératoire… Oh, je n’ai pas hâte! Il va avoir mal, mon tout petit!

Ce soir, je lui ai lu un livre sur un petit garçon qui se fait opérer pour les oreilles. Ça décrit super bien toutes les étapes de la chirurgie d’un jour, du jeûne à la jaquette d’hôpital, en passant par le docteur du sommeil (l’anesthésiste) et le docteur des oreilles (que j’ai plutôt nommé le docteur de la gorge).

Ensuite, petit L. m’a dit quel toutou et quels jouets il voulait apporter à l’hôpital.

Je n’ai tellement pas hâte à demain… J’espère tellement que tout se passera bien…

Je vous redonne des nouvelles demain! Pensez à mon petit Loulou pour que ça se passe bien!