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lundi 11 mai 2015

Ma maman, c’est la meilleure!

Je sais, je sais, la fête des Mères, c’était hier. Je suis donc une journée en retard pour publier mon texte sur ma maman. Mais j’ai une excellente raison : j’ai passé la fin de semaine avec elle! Je ne pouvais pas écrire un texte sur elle devant elle, quand même! Hihi!

Ce week-end, grande M., grand A. et Alexandre étaient partis au Jam Nathoo, un rassemblement de scouts niveau Louveteaux de partout à travers le Québec. J’aurais bien aimé y aller aussi, mais avec mes deux petits, ce n’était pas possible.

Quand ma maman a su que je passerais la fin de semaine seule avec petit L. et petite É., elle m’a proposé de venir me donner un coup de main. Bien entendu, j’ai dit oui!

Elle est donc arrivée samedi pour le dîner et nous avons passé tout l’après-midi à profiter du beau temps et de la chaleur avec mes deux petits cocos dans la cour. Il faisait si beau! Nous avons placoté de tout et de rien tout en regardant les enfants jouer et en les poussant dans les balançoires. Ils sont si mignons, quand ils jouent, perdus dans leur monde magique de la petite enfance où un rien les amuse et les occupe, que bien souvent, nous restions silencieuses à les observer, un sourire collé aux lèvres.

Puis, nous sommes allés faire une petite épicerie pour acheter ce dont nous avions besoin pour nous préparer un bon souper sur le BBQ. Ma sœur et son petit Z. sont venus nous rejoindre en fin d’après-midi et nous avons mangé tous ensemble. C’était vraiment une belle soirée!

Après avoir donné un bain aux enfants (absolument et indiscutablement nécessaire tant ils étaient crottés!), ma mère leur a lu des histoires, puis ils se sont endormis en deux minutes, épuisés par leur journée au grand air.

Ma maman et moi avons placoté jusqu’à tard, puis sommes allées nous coucher. Le lendemain matin, nous sommes retournés jouer dehors pour profiter de la belle température avant l’arrivée de la pluie. Puis, nous sommes allés faire quelques courses.

Après, nous avons diné dehors, puis ma mère a préparé d’avance un bon souper en prévision du retour de mon trio de scouts affamés.

Elle est partie en après-midi, après que nous ayons passé une belle fin de semaine ensemble. J’étais si contente qu’elle soit là! D’abord, c’est toujours agréable d’être en sa compagnie, et ensuite, c’est beaucoup moins épuisant d’avoir de l’aide pour m’occuper de mes petits que de passer toute la fin de semaine seule avec eux.

Je suis tellement chanceuse d’avoir une maman comme ma maman. Il y en a qui disent que ce sont les âmes des bébés aux limbes qui choisissent la maman qui leur donnera la vie. Si c’est le cas, j’ai vraiment fait un excellent choix!

Ma mère, c’est la meilleure. Pour plein de raisons, dont celles-ci :

1.       Je peux lui parler de tout, tout le temps, sans tabou

Ma mère est ouverte et c’est si facile de parler avec elle. Je n’ai jamais besoin de me censurer quand je dois lui parler et elle accueille avec écoute, empathie et patience tout ce que j’ai à lui dire. Nous pouvons nous parler de sujets émotifs, intimes, sensibles sans que ce soit gênant. Si j’ai besoin d’aide, de conseils ou d’encouragements, je sais qu’elle sera là pour moi.

 Si j’ai besoin de me faire plaindre (eh oui, ça m’arrive de lui téléphoner exprès pour me faire plaindre, je suis bébé comme ça!), elle le fait avec plaisir et humour. C’est rendu une vraie joke entre nous, mais sans blague, ça me fait du bien. Héhé! Ça ressemble à ça :

-          Moi, plaignarde : « Maman, je t’appelle pour me faire plaindre. C’est donc ben dur être parent, j’ai le rhume, je suis menstruée, pis ça pue!!!! »
-          Ma mère, se retenant sans doute pour ne pas rire de moi : « Oh! Ma pôôôvre Julie! Tu fais donc bien pitié, c’est donc ben dur ta vie, c’est donc ben pas drôle!! »

2.       Avec ma maman, c’est facile, simple, pas compliqué

Quand on passe du temps ensemble ou qu’on se parle au téléphone, c’est facile. Pas de chichis, pas de malaises, pas de malentendus.

Des fois, on se parle beaucoup, on blague, on placote. D’autres fois, on reste silencieuses, on fait chacune nos choses de notre côté, on lit l’une à côté de l’autre, et c’est correct aussi. On n’a pas besoin de meubler le silence ni de se forcer pour se trouver des sujets de conversations.

Comme on se parle beaucoup et qu’on se connait bien, passer du temps ensemble, même plusieurs jours, n’est pas inconfortable. Nous nous partageons les tâches facilement, nous sommes capables de nous dire nos besoins ou envies. Je pense qu’on forme une bonne équipe.

3.       Elle est disponible pour moi, depuis toujours

      Comme mes parents se sont séparés quand j’avais quatre ans et que ma maman avait notre garde à temps plein, à ma sœur et à moi, elle nous a élevées toute seule. Malgré qu’elle était monoparentale et travaillait à temps plein, elle a toujours eu beaucoup de temps pour nous.

      C’était le bordel, chez nous, la cuisine était souvent en désordre, les vêtements trainaient partout parce qu’elle n’avait pas le temps de tout plier et ranger, mais vous savez quoi? On s’en foutait complètement. J’ai déjà entendu ma mère dire : « Le ménage peut tellement attendre! » Et c’est une magnifique chose qu’elle m’a apprise. C’est tellement vrai.
      
     Chez ma mère, c’était souvent en désordre, c’est vrai. Mais ma maman jouait avec nous, on se tiraillait, on écoutait la télé collées et elle nous faisait des grattouilles dans le dos, elle nous lisait des histoires. On se parlait, on s’amusait, on était ensemble. C’est bien plus important que d’avoir une maison impeccable.

      Aujourd’hui, devinez quoi? Ma maison est souvent en bordel. Je mentirais si je vous disais que je suis capable de m’en foutre complètement. J’aimerais bien avoir une maison toujours propre et bien rangée. Mais ma maman m’a appris que ce n’est pas le plus important et je l’en remercie tous les jours. J’ai tellement d’amies autour de moi qui stressent avec leurs tâches ménagères et encore plus quand elles savent que leur mère va leur rendre visite et leur passer des commentaires plates sur l’état de leur maison! Moi, je n’ai pas à m’en faire avec ça. Ma maman se fout du bordel de ma maison. Elle s’inquiète et se préoccupe de moi, de mes enfants et de mon mari. Pas de la propreté de mes planchers.

      Ma mère a toujours trouvé le moyen de maximiser son temps avec ses filles. Un jour, j’ai allumé sur une chose : quand j’étais petite, je ne me souviens pas vraiment quand ma mère allait faire l’épicerie. Il me semble qu’elle était à la maison avec nous tous les soirs et les fins de semaine. Alors je lui ai demandé et sa réponse m’a stupéfiée. Elle allait faire l’épicerie sur son heure de dîner, au travail! Ça veut dire qu’en toute hâte, tout en mangeant sur le pouce, elle allait faire l’épicerie et tout porter à la maison avant de retourner au travail pour l’après-midi. Partir du bureau, manger, faire l’épicerie, aller porter les sacs à la maison et mettre les choses réfrigérées au frigo et retourner au bureau, tout en ça en une heure top chrono! Wow!

      Maintenant que je suis grande, ma maman est toujours aussi présente et disponible pour moi. Nous nous parlons tous les jours au téléphone, parfois plus qu’une fois. Elle vient faire un tour à la maison presque toutes les fins de semaine. Elle me prépare de la bouffe et m’aide avec mon interminable lavage à faire. Elle passe du temps avec mes enfants, est disponible pour les garder quand j’ai besoin. Et tout ça, alors qu’elle travaille encore à temps plein.

      Je commence à me demander si elle n’a pas une cape et des pouvoirs de superhéros bien cachés, en fait…

4.       Ma maman fait à manger comme une reine

      Ma mère fait super bien à manger et en plus, elle aime ça. Elle réussit toujours les cuissons des viandes à la perfection, ce que je ne suis toujours pas capable de faire malgré ses conseils. Elle aime nourrir son monde et fait toujours de la bouffe pour une armée, ce qui signifie plein de bons restes à partager avec ma sœur après des repas en famille. Ce qui veut aussi dire moins de repas à cuisiner moi-même pour quelques jours… Héhé!

      Au début de mes grossesses, quand mes nausées m’empêchaient d’entrer dans ma cuisine sans avoir le cœur qui lève, ma mère venait à ma rescousse en m’apportant plein de repas tout préparés que je n’avais qu’à faire réchauffer. Même chose quand je suis dans une période de rush, que nous sommes malades ou juste qu’elle a envie de cuisiner. Je suis gâtée pourrie!

5.       Ma maman me fait confiance, toujours

Ma maman a une confiance inébranlable en moi. Elle pense toujours que je vais y arriver, même quand j’ai de gros défis à surmonter ou que je prends des grosses décisions. Avec le recul, étant moi-même maman maintenant, je me demande bien comment elle a réussi à ne jamais me montrer d’inquiétude face à mes choix de vie souvent non conventionnels.

Je suis partie en appartement loin, jeune, avec Alexandre. Nous nous sommes mariés jeunes. Nous avons décidé d’avoir nos premiers enfants alors que j’étais à l’université. Ce n’étaient pas des décisions nécessairement « raisonnables » ni conventionnelles.

Plusieurs personnes dans notre entourage ont passé des commentaires ou ont jugé ces choix de vie, devant nous ou dans notre dos (mais tout finit par se savoir…). Ma maman, elle, nous a soutenus et n’a jamais semblé trouver que nos décisions n’étaient pas les bonnes à ses yeux. Elle n’a jamais douté de notre capacité à réussir ce que nous entreprenions, même si c’était fou, même si on n’avait pas beaucoup d’argent, que nous étions jeunes ou que nous plongions carrément dans le vide et l’inconnu.

Au contraire, elle était là pour nous, pour nous soutenir moralement, nous encourager, nous aider.

J’aurais pu continuer cette liste encore longtemps. Ma maman, c’est la meilleure. Je l’aime profondément et je suis si chanceuse de l’avoir dans ma vie!

Merci, maman, je t’aime!!!


mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël!

Nous sommes le 24 décembre. Il pleut. Ç’aurait été une magnifique tempête, si toute cette pluie avait été de la neige!

Ma petite famille est bien tranquille à la maison. Pas de réveillon pour nous ce soir! Notre premier party du temps des fêtes est demain, chez mes beaux-parents. Ensuite, nous aurons un souper avec ma mère et ma sœur le 27 décembre, puis nous irons au chalet avec mon papa quelques jours pour fêter le Jour de l’An en sa compagnie. Puis, pour terminer les vacances de Noël en beauté, nous irons à un brunch avec tout plein d’amis pour célébrer la présence au Québec de mes amis Julie et Alex, qui vivent en France depuis un an et demi et que nous n’avons pas revus depuis.

Ce soir, donc, c’est le calme avant la succession de réceptions et de fêtes qui auront lieu au cours des prochains jours. Les enfants ont écouté Ciné-Cadeau et ils écoutent maintenant « Maman j’ai encore raté l’avion » en riant aux éclats. Les deux plus petits sont endormis. Moi, je sirote une bonne tisane et je vous écris un peu avant d’aller préparer la surprise que les enfants trouveront au pied du sapin demain matin.

Pas d’histoire de Père Noël pour nous, cette année. Les plus vieux n’y croient plus depuis longtemps et les plus jeunes y sont encore indifférents. Nous n’avons donc pas besoin de jouer la comédie ni de faire de mise en scène pour faire semblant que le gros bonhomme barbu est venu porter des cadeaux pendant la nuit. C’est très bien comme ça.

Cette année, nous avons aussi décidé de ne pas acheter de cadeaux matériels aux enfants. Ils ont déjà tellement de jouets et de bébelles! De toute façon, nous savons qu’ils en recevront de la part de la famille et c’est amplement suffisant. Nous avons plutôt choisi de leur offrir un séjour à l’Hôtel Québec, à Québec.

Ce n’est peut-être pas une destination très exotique, vous me direz, mais passer un week-end à l’hôtel est si amusant! Et puis cet hôtel est super familial, a une piscine tropicale intérieure, un énorme module de jeux et plein d’activités organisées pour les enfants. Ils vont tellement s’amuser! C’est aussi un beau cadeau que nous nous faisons à nous, les parents : pas de repas à préparer, pas de vaisselle à faire, ni de ménage, ni de lessive, rien de tout ça pendant toute une fin de semaine! Juste s’amuser avec nos enfants et passer du bon temps avec eux, le bonheur! En plus, ma mère nous accompagnera, ce qui sera encore plus agréable.

Demain matin, quand les enfants se réveilleront, il y aura un gros cadeau sous le sapin. À l’intérieur de cette boîte se trouvera un indice, qui marquera le début d’une chasse au trésor dans la maison. Tous ces indices les guideront jusqu’à l’ordinateur, sur lequel nous créerons une icône à cliquer pour rejoindre le site Web de l’hôtel.

J’espère qu’ils seront contents et surpris! J’ai hâte de voir leur réaction.

Avant de terminer ce billet, je veux vous souhaiter à vous, chers lecteurs, un très joyeux Noël. Merci de me lire, de commenter, de partager mes écrits.

Quand j’ai commencé à bloguer, il y a quelques mois, je n’avais aucune idée de ce dans quoi je m’embarquais. Finalement, j’y ai pris goût et ai fait de magnifiques rencontres virtuelles grâce à la blogosphère.

 Je suis toujours étonnée, lorsque je regarde les statistiques de mon blogue, de voir que je suis lue par autant de personnes. Ça me touche beaucoup!

Bref, je vous remercie du fond du cœur et j’espère que vous passez un temps des fêtes rempli de bonheur, d’amour et de rires.

Joyeux Noël à vous tous!
xxx


jeudi 16 octobre 2014

Adieu, mon amie



Cet après-midi, alors que j’étais à une activité avec le groupe d’école maison, mon cellulaire a sonné.

Ma maman est au bout du fil. Elle m’annonce qu’en lisant la rubrique nécrologique du journal, elle a vu que mon amie Céline est décédée.

J’en ai eu le souffle coupé. Il y avait plusieurs mois déjà que je n’avais pas parlé à Céline, mais je pensais souvent à elle.

J’ai rencontré Céline il y a près de 10 ans, par l’entremise de ma maman. Elles étaient voisines et Céline élevait alors seule sa petite fille.

Moi, j’étais maman à la maison avec ma toute petite M., et j’habitais tout près de chez ma mère. Ma maman nous a présentées l’une à l’autre et nous nous sommes rapidement liées d’amitié. Nos filles aussi.

Céline a ensuite rencontré son ex-conjoint et a eu deux autres petites filles avec lui avant qu’ils se séparent. Au fil des années, nous sommes toujours restées en contact. 

Notre intérêt pour la relation d’aide et pour les études, la maternité et nos nombreux points en communs étaient à la base de notre amitié. Mais c’était plus que ça encore. 

Nous avions toutes deux traversé des moments difficiles dans nos vies et nous avions trouvé une confidente de confiance l’une en l’autre.

Nous nous acceptions sans jugement, avec empathie, écoute et respect. Nous savions que nous n’avions pas besoin de nous censurer quand nous nous parlions, même sur des sujets très intimes. Nous nous comprenions.

Il y a plusieurs mois que je n’avais pas parlé à Céline. Depuis qu’elle était devenue monoparentale, elle était plus occupée et avait beaucoup de choses à régler par rapport à sa séparation. Nos appels téléphoniques se sont graduellement espacés. Nos visites encore plus.

Chère Céline, tu es maintenant partie pour toujours. Je ne sais même pas ce qui t’est arrivé. J’ai le cœur brisé à l’idée que je ne te reverrai jamais plus. J’ai le cœur brisé pour tes filles. J’espère que tu as trouvé la paix dans l’autre monde. J’irai te faire mes adieux au salon funéraire demain. Ce sera difficile de te voir sans vie. 

Adieu, mon amie.

mardi 16 septembre 2014

Pommes et chocolat



Hier, nous avons eu une superbe journée bien remplie!

En avant-midi, nous avons fait des recherches sur Internet pour trouver une expérience scientifique à présenter à notre groupe d’école maison lors de notre atelier de jeudi.

Grand A. en a trouvé plusieurs et ne savait plus laquelle choisir. Il a finalement opté pour une expérience sur la tension superficielle de l’eau. Il l’a essayée encore et encore de différentes façons. Il aime tellement les sciences!

Grande M. a regardé plusieurs expériences sur le Web, mais n’a pas encore arrêté son choix. Il faudrait absolument qu’elle se décide aujourd’hui… Nous allons poursuivre nos recherches.

En après-midi, nous sommes allés rejoindre nos amis d’école maison à la chocolaterie La Cabosse d’or, à Otterburn Park. Dès notre entrée dans la bâtisse, une délicieuse odeur sucrée nous a envahis et fait saliver!

La chocolaterie a une section « musée », où une guide nous a expliqué toutes les étapes de la fabrication du chocolat, de la culture des cabosses dans les cacaotiers à la confection du chocolat. On a appris plein de choses et avons pu manipuler des vraies cabosses et du beurre de cacao.

Petit L. était fasciné par le chocolatier qui fabriquait de délicieux chocolats dans la cuisine, que nous pouvions voir par de grandes fenêtres qui donnaient directement sur le musée. Il regardait l’équipement, les machines, les bassins de chocolat, et ne disait plus un mot. J’étais contente que ça l’intéresse autant, car je n’avais pas du tout envie de passer une autre journée de bouette comme lors de notre dernière sortie!

Après la visite du musée, nous sommes allés jouer au mini-golf situé sur le terrain de la chocolaterie. C’est un superbe parcours en pleine nature et les enfants se sont amusés comme des fous. 

Petit L. était très drôle : il a essayé de frapper la balle avec son bâton, mais comme ça n’a pas fonctionné, il a décidé de cogner la balle avec son pied. N’ayant pas plus de succès avec cette méthode, il a finalement pris la balle dans ses mains et est allé la porter directement dans le trou. Il a fait ça à chaque trou et s’est vraiment amusé! 

Après le mini-golf, nous nous sommes tous rendus à un verger situé non loin de là. Aller cueillir des pommes un jour de semaine est absolument formidable : il n’y avait personne! Nous avions le verger à nous tout seuls!

L’autre avantage, c’est que le propriétaire était entièrement disponible pour nous expliquer toutes sortes de choses et répondre à nos questions. Il nous a conduits au verger dans une carriole tirée par son gros tracteur (imaginez le bonheur total de petit L.!) puis nous a expliqués comment poussent les pommes, les parties de la pomme, comment cueillir les pommes de la bonne façon, etc. C’était hyper intéressant.

Quel magnifique verger! Les arbres étaient remplis de belles pommes bien rouges, le terrain était super bien entretenu, c’était magnifique! Pendant que les grands cueillaient les délicieux fruits (et en mangeaient quelques-uns, bien sûr!), petit L. ramassait les pommes tombées par terre et les mettait dans les bacs de bois réservés à cette fin. 

Puis, je suis allée avec lui et petite É. pour voir le tracteur de plus près. Il a bien observé les grosses roues et la mécanique. Petite É. jouait sur le sol, tout occupée à se mettre mains dans la boue et dans le gazon.

Le propriétaire du verger est venu nous rejoindre et j’en ai profité pour lui poser des questions sur la production de pommes et l’utilisation de pesticides. Il m’a répondu avec plaisir et toute sa fierté par rapport à son travail transparaissait à travers ses propos. 

Ensuite, nous avons laissé les enfants jouer dans l’aire de jeu près de l’accueil du verger. Ils se sont tellement amusés, c’était si beau à voir!

Ils ont longtemps joué sur une énorme bascule en riant aux éclats. Ils perdaient l’équilibre, le retrouvaient, se trouvaient drôles. Et nous, les parents, nous disions tout bas qu’ils étaient en train d’apprendre sans le savoir de la théorie sur les leviers et les machines simples… Héhé!

Le temps a passé vite et lorsque nous avons regardé l’heure, il était plus de 17 heures! Il était grand temps de retourner à la maison et de préparer le souper…

J’aime ces belles journées où on apprend sur le terrain, tout en profitant de la belle température. Les journées froides d’hiver où nous serons encabanés viendront bien assez vite, c’est le temps de se remplir le corps de soleil et d’air frais!

samedi 6 septembre 2014

Deux amies



Deux amies, qui ne se sont pas vues sans enfants ni mari depuis trop longtemps, décident un jour qu’il est grand temps de se donner rendez-vous.

Un vendredi soir, elles se retrouvent au resto. Le même resto que d’habitude, la même table aussi. L’une d’elles commande le même plat qu’à toutes les fois où elles y sont allées. On ne change pas une recette gagnante!

Ces deux amies ont des enfants. À elles deux, elles en ont sept! Ça fait beaucoup de marmots qui remplissent leurs vies et leurs nuits. Beaucoup d’anecdotes, de nouveautés, d’étapes franchies à partager. Elles en parlent toujours longtemps, de leurs enfants. Ce n’est pas parce qu’elles ont pris congé d’eux qu’ils n’occupent pas leurs pensées! Et puis, elles aiment les enfants de l’une et de l’autre, elles veulent des nouvelles. Elles sont chacune marraine d’un des enfants de l’autre, c’est dire combien ils sont précieux pour elles, ces enfants!

Ces deux amies ont des amoureux. Elles en parlent aussi. Elles se trouvent si chanceuses de les avoir dans leur vie! Avec eux, elles ont des projets, à la fois fous et fabuleux. 

Ces deux amies sont des collègues de travail. L’une ne peut travailler pour l’instant, à cause de quatre enfants et de son choix de leur enseigner elle-même. Mais elle rêve parfois de recommencer à travailler sur des projets avec son amie. Elle repense souvent avec nostalgie de cette période de sa vie où elle était parfois seule dans sa maison calme, assise devant l’ordinateur, à écrire un texte pour un client. Ou qu’elle allait faire un « brain storm » avec son amie pour trouver le slogan parfait pour une entreprise. Même si elle ne travaille pas pour l’instant, elle adore quand son amie lui donne des nouvelles de ses affaires, de ses clients, de ses projets. 

Ces deux amies sont aussi des femmes, tout simplement, qui trouvent que leur vie est présentement un tourbillon. Un gros tourbillon! Un tourbillon super excitant, plein de projets hyperemballants! Ces amies ont vraiment l’impression qu’il n’y a pas assez d’heures dans la journée pour faire tout ce qu’elles ont à faire. Et que les nuits avec des jeunes enfants sont beaucoup trop courtes. Mais pour rien au monde elles ne voudraient que leurs vies soient autrement.

À la fin de la soirée, les deux amies étaient bien fatiguées. Leurs yeux étaient tout rapetissés et elles interrompaient de plus en plus souvent leur conversation pour bâiller. C’était l’heure d’aller retrouver leurs bébés.

Mais quelle belle soirée elles ont passé, ces deux amies! Elles se sont promis de refaire ça plus souvent. Même resto, même table, même menu. Et surtout, même bonheur de se retrouver!

dimanche 31 août 2014

Quelques raisons de faire l’école à la maison



Vendredi dernier, j’avais organisé un pique-nique avec mon groupe d’école maison, pour souligner notre non-rentrée scolaire.

C’était une superbe journée! La météo était parfaite et nous nous sommes bien amusés.

En plus de revoir certaines « anciennes » familles du groupe que nous n’avions pas vues pendant l’été, j’ai eu le grand bonheur de rencontrer plusieurs familles qui débutent leur expérience d’école à la maison cette année.

C’était formidable de voir tous les enfants jouer ensemble et tisser des liens, et de faire connaissance avec les parents qui ont choisi de prendre en charge l’éducation de leurs enfants.

J’ai adoré discuter avec eux et les entendre me raconter leur histoire et les raisons qui les ont emmenés à choisir la scolarisation à domicile.

Comme je me fais souvent demander pourquoi certaines familles choisissent ce mode de vie et d’éducation, j’ai pensé vous en nommer quelques-unes. 

Alors voici quelques raisons, parmi tant d’autres, pour lesquelles des familles ont choisi de ne pas envoyer leurs enfants à l’école : 

Leur école à vocation particulière a été fermée par la commission scolaire.

Dans notre commission scolaire, il n’existait qu’une seule école à vocation particulière, qui enseignait selon la pédagogie Waldorf. Or, la CS a décidé (dans des circonstances un peu nébuleuses et grandement contestées par les parents) de fermer cette école et de la transformer en école régulière. 

Cette fermeture a créé un grand tollé dans ma région, puisqu’il s’agissait de la seule option pour les parents qui souhaitaient envoyer leurs enfants à une école autre que régulière. Dans mon coin, il n’y a donc plus de choix : tu envoies tes enfants au « régulier » ou… rien. Il n’y a pas d’école alternative, Montessori, Freinet, Waldorf, rien.

 Notre commission scolaire est reconnue pour sa grande fermeture par rapport à tout type d’école ou d’éducation autre que l’école régulière. C’est d’une très grande tristesse, à mon avis. 

Quoi qu’il en soit, nous avons maintenant dans notre groupe plusieurs familles dont les enfants fréquentaient l’école Waldorf et qui ont choisi de les scolariser à la maison plutôt que de les envoyer dans une école régulière.

Leurs enfants ont été à l’école régulière et ont vécu des choses difficiles.

C’est ce qui nous est arrivé, à nous. L’école n’est pas faite pour tous les enfants, c’est l’évidence même.
Ce serait comme de penser que tous les adultes pourraient travailler exactement dans le même domaine, ce qui est absurde! 

Demandez-moi de travailler sur un chantier de construction et vous me trouverez sans doute complètement désorganisée, perdue et… vraiment poche. 

Demandez à Alexandre de travailler dans un bureau une journée entière et vous direz qu’il a la bougeotte et est incapable de se concentrer!
Pourtant, c’est ce que nous demandons à nos enfants de faire à l’école : performer dans toutes les matières, dans un milieu et un contexte qui ne leur convient pas nécessairement. C’est absurde!

Bref, plusieurs familles ont envoyé leurs enfants à l’école et les ont retirés en constatant que ce milieu n’était pas fait pour eux. 

Certains enfants avaient des troubles anxieux importants qui les rendaient physiquement et psychologiquement malades. 

D’autres, des troubles d’apprentissage, de concentration ou de comportement qui les empêchaient de se développer et d’apprendre adéquatement en milieu scolaire. Les ressources pour les enfants en difficulté sont extrêmement limitées, dans les écoles, et malgré la bonne volonté des enseignants et des intervenants, parfois, ça ne fonctionne tout simplement pas.

Certaines familles du groupe ont un enfant handicapé intellectuellement et ne sont pas satisfaites des services offerts par les écoles spécialisées. Elles trouvent que leur enfant évolue mieux quand ils reçoivent un enseignement personnalisé et consultent des spécialistes au privé afin de les accompagner dans leurs démarches.

D’autres enfants ont vécu énormément d’intimidation en milieu scolaire, ce qui bien sûr a eu un grand impact sur leur estime d’eux et leur perception de l’école. Parfois, quand l’école ne gère pas correctement les cas d’intimidation, les parents décident de retirer leurs enfants de ce milieu toxique. 

Les parents ont choisi un mode de vie et de parentage dans lequel l’école à la maison s’inscrivait naturellement.

De plus en plus, j’observe que certains parents choisissent de ne pas envoyer leurs enfants à l’école bien avant que ces derniers soient d’âge scolaire. 

Pour eux, accompagner leurs enfants dans leurs apprentissages est la continuité naturelle de leur vie familiale et de leur façon de s’occuper de leurs enfants.

La famille voyage beaucoup.

Certaines familles du groupe d’école-maison sont carrément nomades! Parfois, c’est l’emploi de l’un ou l’autre des parents (ou des deux) qui exige de nombreux déplacements à travers le monde. Pour ne pas être constamment séparés de leurs enfants, ils les emmènent avec eux et leur enseignent.

D’autres ont fait le choix familial de voyager beaucoup, pour la richesse de l’expérience et tous les apprentissages que leurs enfants peuvent en tirer. 

Certaines familles font des voyages ponctuels, d’autres le tour du monde en voilier, d’autres parcourent l’Amérique à vélo ou même, vivent dans un VR et se promènent tout le temps! 

Certaines familles ont de la parenté qui vit dans un autre pays et veulent avoir la possibilité de les visiter quand bon leur semble, aussi longtemps et aussi souvent qu’ils le souhaitent, ce que ne leur permet pas le calendrier scolaire, bien entendu.

Un des parents (ou les deux!) est enseignant ou un intervenant scolaire et préfère enseigner lui-même à ses enfants.

C’est étonnant de voir que plusieurs parents qui font l’école à la maison ont déjà travaillé, de près ou de loin, dans le système scolaire.

La plupart ont été déçus de leur expérience sur le terrain et ne souhaitent pas que leurs enfants y reçoivent leur éducation. 

Autant de raisons, autant de familles, autant d’histoires. C’est toujours intéressant d’aller à leur rencontre et d’en apprendre plus sur leur choix de vie et d’éducation en famille!