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vendredi 5 février 2016

Les animateurs scouts ne sont pas de sales pervers


Disons-le d’emblée : je suis rarement en accord avec les opinions de Richard Martineau. Cette fois-ci ne fait pas exception. La plupart des pédos sont des chefs scouts, vraiment? Y a-t-il vraiment lieu de se demander, chaque fois qu’on voit un homme animer aux scouts, s’il est un pépère pervers?

La chronique de Monsieur Martineau faisait référence, bien entendu, à l’arrestation de treize hommes (dont deux étaient animateurs scouts)dans le cadre de l’opération Malaise, qui ciblait un club social de présumés pédophiles. Oui, oui, un club social d’hommes qui se rencontraient pour se donner des trucs sur la meilleure façon d’approcher des enfants, s’échanger des images de pornographie junévile, et je ne sais quoi d’autre encore que je n’ose même pas imaginer.

C’est dégueulasse.

Un aller simple vers une île déserte, svp!

Je siège sur le C.A. du groupe scout de ma ville. Mon mari est animateur scout. Plusieurs de mes amis le sont aussi. Deux de mes enfants sont scouts et les deux autres le seront sans doute dès qu’ils en auront l’âge. Autant dire que le mouvement scout, je l’ai dans le cœur et je l’ai à cœur!

Malgré tout, à l’annonce de cette nouvelle dégoûtante, ce n’est pas ma solidarité et mon amour du scoutisme qui est ressorti le premier. C’est mon cœur de maman, mon désir de protéger mes enfants envers et contre tous. Une boule d’inquiétude est apparue dans mon ventre, dans ma gorge. J’avais l’impression d’être trahie, de ne plus pouvoir faire confiance à personne.

Ce jour-là, lorsque les informations concernant cette vague d’arrestations sont sorties, je n’avais qu’une envie : prendre mes enfants tout contre moi et partir vivre sur une île déserte. Loin des menaces, loin de la folie des hommes, loin des dangers.

Mais qui sont les animateurs scouts?

Une fois la poussière un peu retombée, je me suis à peu près remise de mes émotions. J’ai pensé à tous les animateurs scouts que je connais, que j’aime et que j’apprécie. Je me suis rappelée pourquoi ils animaient.

Plusieurs ont été scouts eux-mêmes, alors qu’ils étaient enfants. Mon mari fait partie de ces enfants qui ont pu grandir, s’épanouir et se développer grâce au scoutisme. Leur sentiment d’appartenance au mouvement est extrêmement puissant en raison de toutes les expériences formidables qu’il leur a fait vivre. Passionnés, scouts jusqu’au plus profond de leur âme, ils veulent maintenant transmettre aux enfants les valeurs qu’ils ont apprises. Ils ont tant reçu du scoutisme qu’ils se font un point d’honneur de donner au suivant.

D’autres sont devenus animateurs quand leurs enfants sont entrés dans les scouts. Bien souvent, c’était une façon parfaite de faire une activité avec leur progéniture et de partager des expériences extraordinaires avec eux. La plupart se sont laissé prendre par la passion du scoutisme et n’ont jamais cessé d’animer ou de s’impliquer au sein du mouvement, même une fois leurs enfants rendus grands!

D’autres n’ont pas d’enfants, et n’ont pas été scouts lorsqu’ils étaient enfants non plus. Ils sont là parce qu’ils ont le bien-être des jeunes à cœur, leur instinct maternel ou paternel est souvent très fort, et ils veulent contribuer à l’épanouissement des enfants qui leur sont confiés à titre d’animateur. Parce que ça se peut, vous savez, aimer les enfants, purement et simplement.

Comment fait-on pour devenir animateur?

Depuis le démantèlement du club social de présumés pédophiles, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres à propos des scouts. Certains croient que n’importe qui peut devenir animateur n’importe comment. Qu’on entre dans le mouvement scout aussi facilement que dans un moulin.

Mais bien sûr que non! Je serais la première à retirer mes enfants du groupe scout si les procédures de recrutement n’étaient pas assez strictes, croyez-moi. L’Association des scouts du Canada a un protocole officiel très rigoureux pour quiconque veut devenir animateur.

D’abord, sachez que les antécédents judiciaires de tous les candidats sont vérifiés par les corps policiers. Ensuite, ils doivent passer une entrevue avec des membres gestionnaires ou des animateurs chevronnés, et donner des références qui seront scrupuleusement vérifiées.

Ensuite, ils sont soumis à une période de probation. Une fois mis en contact avec les jeunes, et ceci est valable pour tous les animateurs sans exception, ils doivent respecter un Code de conduite à la lettre. De plus, notre groupe a comme règle d’or qu’un jeune ne doit jamais être seul avec un animateur, en aucune circonstance. Cette règle vise à la fois à protéger les enfants et les animateurs qui, malheureusement, pourraient aussi être accusés à tort d’attouchements sexuels.

Les animateurs se doivent d’être toujours au-dessus de tout soupçon, c’est primordial.

Pourrait-on faire plus pour protéger les enfants?

Bouleversée par les événements, et probablement portée par ma formation en travail social, j’ai tenté d’en savoir plus sur les agresseurs sexuels. J’ai donc contacté une intervenante sociale oeuvrant auprès de victimes d’agressions sexuelles pour lui poser des questions.

En tant que groupe scout, malgré toutes les procédures, règles et codes de conduite que nous mettons en application, que peut-on faire de plus pour nous assurer qu’aucun pédophile ne réussisse à s’infiltrer chez nous? Y a-t-il des traits communs, des indices, des choses qui pourraient nous mettre la puce à l’oreille pour les détecter?

La réponse de l’intervenante fut très claire : non. Les pédophiles sont des êtres extrêmement manipulateurs, charmeurs et qui tentent par tous les moyens d’atteindre leur but. Ils sont subtils, prennent leur temps pour n’éveiller aucun soupçon et sont même généralement très appréciés des jeunes autour d’eux.

Ils viennent de tous horizons, sont beaux ou laids, jeunes ou vieux, pères ou célibataires. Les mesures de sécurité que nous avons mis en place sont déjà très strictes et nous pouvons difficilement faire plus, sauf rester vigilants et appliquer la politique de tolérance zéro envers tout manquement au code d’éthique.

L’intervenante m’a aussi rappelé que personne, ni les jeunes, ni les parents, ni les groupes scouts ne devait se sentir coupable de la situation. Les seuls coupables, ce sont ces hommes qui ont mal agi, et personne d’autre. Elle a bien raison.

Il ne suffit que d’une pomme pourrie…

Au cours des derniers jours, je suis passée par toute la gamme des émotions. J’ai été dégoûtée, scandalisée, effrayée, inquiète. Méfiante, en colère. Puis, déterminée à défendre le mouvement scout et à être solidaire envers tous les animateurs qui voyaient désormais leur passion transformée en déviance dans l’œil public.

Ces hommes, accusés d’actes dégoûtants, ont terni l’image du scoutisme. Ça me fâche et m’attriste à la fois.

Mais ce qui me blesse le plus, c’est de penser à mon mari et mes amis animateurs scouts qui, parce qu’ils sont des hommes, sont désormais regardés par certains avec méfiance. Des hommes qui aiment être avec des enfants? Voilà qui, tout à coup, semble bien louche…

C’est d’une tristesse infinie. Il n’aura suffi que de quelques individus déviants pour qu’on oublie que 99,9 % des animateurs scouts se dévouent, cœurs et âmes, pour le bien-être des jeunes. C’est profondément injuste.

Je les connais, moi, les animateurs. Je sais ce qui les anime, Daniel, Alexandre, Francis, Jean-Philippe, Marc-André, Sébastien, Samuel, Simon, François et tous les autres. Ce n’est pas une attirance scabreuse envers les enfants. C’est un amour pur du scoutisme, une passion pour les valeurs que voulait transmettre Baden-Powell et un plaisir honnête et sans aucune arrière-pensée d’être avec des enfants.

Non, les animateurs scouts ne sont pas de sales pervers. De sales pervers se sont infiltrés parmi les animateurs scouts. Toute la nuance est là.



dimanche 13 décembre 2015

Ça bouge!

Les dernières semaines sont passées à un rythme effréné et ce sera ainsi jusqu’à Noël. Ça me laisse moins de temps pour venir écrire ici, mais je prends une petite pause aujourd’hui pour vous donner des nouvelles.

Quand papa est dans le jus, maman l'est aussi!

Alexandre est dans son gros « rush » au niveau travail, puisqu’il doit terminer tous ses contrats avant le congé des fêtes. Il part tôt le matin et revient vers l’heure du souper ou un peu après, fatigué et plein de peinture ou de poussière de plâtre. Ensuite, c’est la routine du dodo avec les petits, les devoirs avec grand A. et enfin, quand tous les marmots sont couchés, nous terminons nos tâches (laver des outils pour Alexandre, finir la vaisselle et autres trucs pour moi) avant de nous coucher à notre tour.

Sans blague, si nous ne textions pas à quelques reprises pendant la journée pour nous donner des nouvelles, nous n’aurions même pas une minute pour nous parler! Heureusement, c’est une situation temporaire et les mois de janvier et de février devraient être plus calmes. Avec les horaires de fou qu’Alexandre fait, je suis par contre très contente de ne pas devoir travailler à l’extérieur de la maison. La gestion familiale me prend énormément de temps et c’est moi qui fais les routines du matin et du retour à la maison en fin d’après-midi avec petit L. et petite É, ce qui en soi est exigeant. D’autant plus que, tous les matins, petite É. me fait une formidable crise pour ne pas mettre ses bottes d’hiver et son manteau en « faisant la molle » tout en criant au meurtre. Je ne sais pas combien de calories je peux dépenser seulement à tenter de l’habiller contre son gré, mais ouf! C’est du sport! Et petit L. est dans une phase d’autonomie extrême, alors qu’il veut mettre tout son habit de neige, y compris salopette, cache-cou et mitaines même lorsqu’il fait presque 10 degrés, entièrement seul, sans aucune aide. Ça signifie donc qu’une fois que j’ai fini de me débattre avec petite É. pour l’habiller, je dois attendre que petit L. soit prêt à partir (en tentant de l’encourager et de faire preuve d’une infinie patience) tout en contrôlant une petite É. en sueur dans son manteau et bien souvent toujours en crise. Quels beaux matins je vis ces temps-ci, non?

Le meilleur des deux mondes

Grand A. va très bien, il aime toujours l’école, mais aime aussi les journées de grève ou les congés pédagogiques qui lui permettent de se joindre à nos activités d’école maison et de revoir ses amis qui ne vont pas à l’école. Je crois qu’il profite du meilleur des deux mondes! Nous avons eu son premier bulletin et il a environ 70 % dans toutes ses matières. C’est très moyen, et c’est très bien pour moi. Je suis satisfaite de ses résultats, d’autant plus qu’il n’était plus habitué au rythme scolaire et a vécu une période d’adaptation un peu stressante en début d’année. De plus, il n’est pas très studieux et n’aime pas particulièrement prendre de temps pour se préparer à ses examens. De toute façon, qu’il ait 70, 85 ou 100 % n’a aucune importance pour moi, pourvu qu’il passe, bien sûr. La curiosité intellectuelle et le désir d’apprendre, deux qualités que mon grand A. possède sans contredit, sont beaucoup plus importantes à mes yeux que des notes dans un bulletin.

Lâcher prise sur l'académique, faire confiance à la vie

Grande M. va bien, mais comme je le disais dans un billet précédent, elle ne progresse pas autant que je le souhaiterais au niveau académique. Au cours des dernières semaines, sa lenteur et ses difficultés d’apprentissage m’ont énormément confrontée. J’en ai beaucoup parlé avec des amies et avec mes proches, et ça m’a fait du bien. J’ai commencé à lâcher prise un peu sur cet aspect et j’ai ajusté mes attentes à la réalité. Ses troubles d’apprentissage sont très importants et à défaut de pouvoir les faire disparaître d’un coup de baguette magique, je me dois de préserver sa confiance en elle, son intérêt à apprendre, sa créativité et sa curiosité. Ce sont ces qualités qui lui permettront de réussir dans la vie, bien plus que ses résultats académiques. Je dois lui faire confiance et faire confiance à la vie, je sais qu’elle saura trouver son chemin et être heureuse.

Et moi là-dedans? 

Et moi, dans tout ça? À part enseigner à grande M. et l’accompagner chez l’orthophoniste, l’orthopédagogue, l’endocrinologue et à ses nombreuses sorties éducatives avec le groupe d’école maison, je m’occupe désormais du volet administratif de l’entreprise d’Alexandre. Il n’a plus du tout le temps de s’en charger et je suis très heureuse de pouvoir travailler avec lui. Je sais que ça lui enlève un gros poids sur les épaules et ça me permet de me tenir au courant de ses affaires, d’avoir un contact avec ses clients et de l’assister dans son travail de façon générale.

J’ai aussi accepté le poste de secrétaire au sein du conseil d’administration du groupe scout dans lequel mes deux plus vieux participent et où Alexandre est animateur. Je fais du bénévolat depuis plus de 12 ans maintenant, d’abord dans un organisme de soutien à l’allaitement où j’ai occupé divers postes dans le C.A. pendant plusieurs années, puis pour Parents-Secours, où j’ai été vice-présidente pendant quelques années également. Je suis incapable de ne pas m’impliquer dans des organismes communautaires qui me tiennent à cœur, j’aime tellement ça! Non seulement je me sens utile pour l’organisme, mais en plus, je rencontre des personnes formidables et je travaille en équipe sur des projets super motivants. Je pense que je suis accro au bénévolat, en fait, et Alexandre aussi!

Je me bouge les fesses!

Dernière nouveauté dans ma vie et non la moindre : je fais 30 minutes d’activité physique tous les jours ou presque depuis plus d’un mois maintenant. Je suis tellement fière de moi! Après avoir écrit mon billet et reçu des tonnes de commentaires sur ce blogue, en privé et sur Facebook, j’étais plus motivée que jamais à me bouger le popotin et à me remettre en forme. Au début, j’ai commencé par le jeu Just Dance à la Wii, qui offre des programmes de mise en forme en version Just Sweat. Je complétais avec des séances d’abdos et en faisant la planche. J’y ai pris goût et j’adore ça!

Puis, plusieurs personnes m’ont parlé du 21 day fix de Beachbody*, qui est un programme d’entrainement à domicile étalé sur – vous l’aurez deviné – 21 jours. J’ai commandé le kit, qui vient avec un programme de nutrition et toute une série de DVD, et j’ai commencé! J’ai une super coach sur Facebook, qui m’a été recommandée par mon amie Valérie, et je fais un DVD d’exercices par soir, pendant 30 minutes top chrono. Je suis plus ou moins le plan de nutrition, puisque je mangeais déjà très bien, mais j’adore les entrainements. Ils sont très variés, juste assez intenses pour me faire travailler sans me décourager, et je me sens vraiment bien. J’aime particulièrement les séances de Pilates et de yoga, que petit L. fait avec moi. Il s’amuse à tenter de reproduire les poses à côté de moi et nous nous amusons bien.

C’est beaucoup plus facile pour moi de m’entrainer à la maison en 30 minutes que de devoir m’inscrire au gym et avoir à me déplacer pour m’y rendre. Les jours où je manque de temps pour faire un entrainement, je prends une marche, souvent avec grande M. Je crois avoir perdu environ 2 livres, je n’en suis pas certaine. J’essaie de ne pas me préoccuper du poids sur la balance. J’ai par contre l’impression d’avoir le ventre moins rond et moins gonflé, peut-être parce que mes abdominaux sont plus forts et me permettent d’avoir une meilleure posture, et mon niveau d’énergie est définitivement beaucoup plus élevé.  

Bref, ça bouge dans ma vie, et je bouge moi aussi! Merci à tous ceux et celles qui m'ont gentiment donné un coup de pied là où il le fallait pour que je me reprenne en main!


* Je n'ai rien à vendre et je ne suis pas commanditée par Beachbody (ni par personne d'autre, d'ailleurs!) J'en parle parce que j'aime bien ce programme, c'est tout :-)

vendredi 26 septembre 2014

Top 5 des signes que les activités scouts ont recommencé



C’est l’automne! Ça veut donc dire la rentrée (ou non rentrée, dans notre cas) scolaire, le début des activités parascolaires et… le recommencement des activités scoutes!

Alors, voici un petit top 5 des signes qui indiquent que l’année scoute est recommencée :

1.    Votre calendrier se remplit à la vitesse de l’éclair. 

      Réunions scoutes, promesses, camps, sorties et activités de financement feront partie de nos vies au cours des prochains mois! Le scoutisme, c’est intense et ça demande beaucoup de temps, mais c’est tellement le fun!

2.  Vous avez des calendriers à vendre

Devinez quel calendrier je remplis d’activités scoutes? Ben oui, le calendrier des scouts! C’est concept, non?

La vente du calendrier des Scouts du Canada est une tradition pour de nombreux groupes. C’est un moyen de financement hyper important, alors si des scouts passent à votre porte pour en vendre, s’il-vous plaît, encouragez-les! En plus, cette année, le calendrier est magnifiquement illustré par Pierre Pratt. Ses illustrations sont colorées et lumineuses, comme les minois de vos petits et grands scouts!

3.  Vous devez prévoir une petite escapade à La Cordée pour acheter un uniforme

Mon grand A. est monté aux Louveteaux cette année. Qui dit montée, dit nouvel uniforme! Nous devrons donc aller faire un tour à La Cordée pour acheter le nécessaire et la fameuse chemise verte qu’il a si hâte d’enfiler. Un des plus grands défis que je rencontre, lorsque je vais à La Cordée, c’est… d’empêcher Alexandre de tout acheter et d’y passer des heures et des heures à regarder avec envie tout le matériel de plein air. Héhé!

4. Vous avez de nouvelles badges à coudre

Ah, là là, les badges! Qui rendent si fiers nos scouts, mais qui sont une telle corvée pour moi à coudre! Quand donc me déciderai-je à apprendre à utiliser ma machine à coudre? Je n’ai plus le choix, je vais fixer une date sur mon calendrier (scout, bien sûr) pour m’atteler à cette tâche. Voyons voir, quel mois tombe la semaine des quatre jeudis, cette année?

5. Vous vous faites raconter tout plein de nouvelles anecdotes et histoires

Et c’est reparti pour une année remplie de rires, d’anecdotes, d’aventures, de chansons et d’histoires. J’aime tellement quand mes enfants (et mon animateur de mari!) me font le récit de tout ce qu’ils vivent avec les scouts! C’est comme si j’y étais moi aussi. Encore une fois, c’est une panoplie de beaux souvenirs qui sont en train de se créer!

Et vous, quels sont vos signes que les activités scoutes ont repris dans votre maisonnée?

Pour lire d’autres billets sur les scouts, c’est par ici et ici!

jeudi 18 septembre 2014

De la déception à… la célébration!



Hier soir, grande M. est revenue de sa réunion scoute le cœur bien gros. 

Pendant la soirée, chaque fille du groupe voulant accéder au poste de pisteur (c’est-à-dire être responsable d’une équipe pour toute l’année) devait faire une petite présentation pour expliquer pourquoi elle souhaitait obtenir ce titre. Ensuite, chaque membre du groupe devait remplir un bulletin de vote.

Et ma grande était déçue d’elle-même.

-     Maman, je suis passée la première pour la présentation et je ne savais tellement pas quoi dire!
-     Aviez-vous eu du temps pour réfléchir à votre présentation, pour vous pratiquer?
-     Non! Il me semble que ce que j’ai dit n’avait pas rapport. Les autres filles qui sont passées après moi étaient bien plus convaincantes!
-     Mais grande M., les filles ne se baseront sans doute pas seulement sur ta présentation! Elles te connaissent bien et en plus, tu es dans les anciennes du groupe, tu as plein d’expérience.
-     Les nouvelles ne me connaissent pas tant que ça… Ah, après ma présentation, j’avais plein d’idées de choses que j’aurais pu dire! Je suis vraiment déçue… En plus, c’est ma dernière année dans les Louveteaux, j’aurais tellement aimé ça, être pisteuse…
-     Je te comprends d’être déçue, cocotte. Tu aurais aimé faire mieux, c’est normal. Mais tu n’y peux plus rien, maintenant, tu ne peux pas retourner en arrière… Reste confiante, tu verras bien…

Elle a passé le reste de la soirée assise près de moi, feuilletant une bande dessinée, l’air triste. Je ne savais plus quoi lui dire pour la réconforter.

En fait, je pense qu’il n’y avait pas grand-chose à dire. Elle était déçue d’elle-même, de sa performance. J’avais de la peine de la voir ainsi. Mais les déceptions font partie de la vie, c’est comme ça. Ça nous est tous arrivé, un jour ou l’autre, de ne pas nous être sentis à la hauteur.

Elle a mis du temps à se décider à aller se coucher. Je crois qu’elle espérait qu’Alexandre revienne de sa réunion d’animateurs avant qu’elle s’endorme. (Alexandre anime le groupe de Louveteaux de grande M. et les animateurs se réunissent après le départ des filles pour planifier la réunion suivante).

Elle est finalement allée dans sa chambre, le cœur et le pas lourd. Quand Alexandre est arrivé, je lui ai chuchoté (parce que je ne voulais pas que grande M. entende!) à quel point notre fille était déçue de sa présentation.

Il est aussitôt allé la voir pour la réconforter et parler avec elle. J’ai su qu’il était entré dans la chambre de grande M. puisqu’elle s’est aussitôt mise à pleurer quand elle l’a vu. J’étais contente que sa peine sorte enfin, et encore plus émue que ce soit à la vue de son papa qu’elle laisse ses émotions surgir.

Quand Alexandre est revenu dans le salon, il m’a chuchoté (toujours pour ne pas que grande M. entende!) : « C’est tout un apprentissage, qu’elle fait là! Elle est dure avec elle-même et est vraiment déçue de sa présentation. Mais nous avons compilé les votes et elle a été choisie. Les filles savent qu’elle ferait une bonne pisteuse et elles l’estiment beaucoup. Tous les animateurs étaient tout à fait d’accord qu’elle mérite ce poste. Évidemment, je ne lui ai pas dit les résultats du vote, mais je l’ai consolée et rassurée de mon mieux. Ne lui dis rien, les résultats seront annoncés la semaine prochaine. »

Que j’étais contente d’entendre ça! Elle sera si fière et si surprise, quand elle apprendra qu’elle a été choisie par ses pairs! Ça lui donnera toute une dose de confiance en elle!

D’ici là, chut! Si vous la voyez, ne lui dites surtout pas! Il ne faut pas gâcher la surprise… Ma fille sera bientôt nommée pisteuse et il faudra souligner ça en grand!

dimanche 20 juillet 2014

Top 5 des signes que vos scouts sont allés à un camp d’été



Dans ma maisonnée, la saison des camps scouts bat son plein. Grand A. en est revenu il y a deux semaines, et c’est maintenant au tour de grande M. et d’Alexandre d’y être présentement. (Et je m’ennnnuuuiiiiiieeeee! Mais bon, je suis une grande fille, je vais survivre!).

Pour faire suite à mon billet sur les signes que vous avez des scouts dans votre maison, voici donc un Top 5 des signes que vos scouts sont allés à un camp d’été :

1. Ils sentent le feu de camp
                                                         
Les cheveux, les vêtements et même la peau de vos scouts sentent bon le feu de camp. Une petite « snif » dans leur petit cou vous emmène en pensées près d’un bivouac, à faire griller des guimauves ou à manger des pogos scouts. Une bonne inspiration du parfum de fumée de leurs bagages vous transporte en pleine nature, sur le bord du feu, à chanter des chansons… 

Petite note, toutefois : si la bonne odeur de feu qui émane de vos scouts est agréable, je vous déconseille FORTEMENT de sentir leurs pieds et leurs dessous de bras. Ça risque de ne pas sentir le bivouac, ça…

2. Ils sont pleins de piqûres d’insectes

Les jambes, les chevilles, l’arrière des oreilles, le petit cou : ils ont des piqûres partout!

S’ils ont été chanceux, ce ne sont que des petites piqûres de moustiques, mais si leur camp était dans une région où les mouches à chevreuil sont légion, aille aille aille!

Vous leur aviez pourtant dit d’appliquer du chasse-moustique! Et ils vous assurent qu’ils en ont mis! Ma théorie est donc la suivante : le sang des scouts est un mets de choix pour les maringouins, qui en raffolent tellement qu’ils oublient même de craindre la citronnelle ou le DEET pour pouvoir s’en délecter.

Le plus étrange, c’est qu’à la maison, le moindre maringouin qui ose tourner autour d’eux ou, pire encore, les piquer, provoque une avalanche de lamentations. « Maman, il y a des bibittes! Maman, ça pique! Maman, on peut rentrer dans la maison, il y a trop de maringouins! » 

Mais en camp scout, par je ne sais quel miracle, plus rien de tout ça ne les dérange! La preuve, voici ce que m’a répondu grand A. quand je me suis exclamée devant ses jambes toutes piquées : « Oh, c’est pas grave ça, maman, je ne m’en suis même pas rendu compte ». Eh ben!

3. Ils ont une montagne de vêtements crasseux à faire laver

Qui dit semaine en plein air dit vêtements ultra-méga-sales à devoir laver. À un point tel que je condamne ma salle de lavage et la réserve uniquement pour les bagages scouts!

L’an passé, j’ai fait une grosse erreur : pour aller plus vite, j’ai mis le sac de voyage de grande M. à l’envers pour en faire tomber les vêtements. Les vêtements sont effectivement tombés sur le sol… avec du sable, des samares, des feuilles sèches, des cailloux, de la terre, des bouts de branches et même un insecte mort.

Ce qui fait qu’au bout du compte, j’ai dû passer la balayeuse en plus de devoir faire du lavage…

4. Ils ont au moins une nouvelle badge à rajouter sur leur couverture de camp

Eh oui, chaque camp signifie au moins une nouvelle badge à coudre sur la couverte de camp!

Cela veut donc dire que, si vous êtes une maman ingrate comme moi qui n’aime pas coudre, vous allez tenter de repousser cette tâche à la semaine des quatre jeudis.

Éventuellement, votre scout s’impatientera et vous demandera d’ajouter cette précieuse badge à sa collection le plus vite possible.

Vous vous installerez donc devant la télé, un soir, avec votre petit kit de couture, déterminée à exécuter cette tâche une fois pour toutes. Pour vous rendre compte que coudre une badge à la main, c’est du sport, c’est long, et ça ne tient pas super bien.

Finalement, vous demanderez à votre maman ou belle-maman de coudre la fameuse badge. Et vous vous promettrez, pour la millième fois, d’apprendre à utiliser la machine à coudre qui traîne quelque part dans votre maison…

5. Ils chantent sans arrêt des chansons de camp

Si, en temps normal, vos petits scouts chantent souvent leurs chansons, eh bien au retour d’un camp, c’est un véritable déluge de chants scouts qui s’abat sur vos oreilles!

Du matin jusqu’au soir, ils chantent, chantent, chantent encore! À un point tel que vous vous demandez si vous n’êtes pas plutôt branché directement sur le poste Radio-Scout!

Qu’à cela ne tienne, j’adore les chansons et même si je n’ai jamais fait partie des scouts moi-même, je prends un grand plaisir à apprendre toutes ces belles mélodies.

Et puis, quand ils chantent, mes deux petits scouts ne se chicanent pas… ce qui est franchement agréable!

Je rajoute un point 6 à mon Top 5 (j’ai le droit, c’est mon texte, c’est moi qui décide!) : au retour de leur camp d’été, mes scouts ont mille histoires à me raconter. 

Ils parlent, parlent, parlent encore, me racontent leurs aventures. 

Ils rient à nouveau des anecdotes et moments cocasses qu’ils ont vécus en me les relatant.

Parce que les camps d’été scouts, c’est aussi des souvenirs inoubliables et des amitiés formidables!

Et vous, que rajouteriez-vous à ce top 5?