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vendredi 5 juin 2015

J’ai vaincu ma phobie de prendre l’avion!

Planer, voler… je connais ça !

Mon père est un passionné d’aviation. Il est pilote de planeur depuis que je suis toute petite. J’ai donc passé une grande partie de mes étés d’enfance à l’aéroport de planeur, où mon père et ses amis pilotes avaient installé un petit camping pour pouvoir voler du matin au soir sans avoir à retourner à la maison la nuit venue.

Toute la journée, je voyais des avions décoller et atterrir à répétition. Je connaissais toutes les lettres d’appel (Alpha Bravo Charlie Delta, et compagnie! Mon père nous les faisait apprendre par cœur sous forme de jeux, à ma sœur et moi).  Quand j’ai été assez grande, j’ai eu la permission de tenir le bout de l’aile du planeur sur la piste et de faire signe au pilote de l’avion-remorqueur que le pilote-planeur était prêt pour le décollage. J’adorais ça!

J’aimais aussi aller chercher les planeurs au bout de la piste après leur atterrissage. J’embarquais dans la voiture ou le tracteur qui allait les chercher pour les remorquer.

Dès que j’ai eu l’âge et le poids réglementaire, j’ai fait des tours de planeur. Le plus souvent avec mon père, mais parfois aussi avec un de ses amis. Faire du planeur est vraiment une expérience exceptionnelle. Il n’y a que le bruit du vent sur les ailes, on plane tout en douceur, parfois accompagnés d’oiseaux qui profitent des mêmes thermiques que nous pour prendre de l’altitude. L’habitacle entièrement vitré nous permet de voir partout autour de nous et les paysages sont magnifiques. Pas de bruit de moteur, pas de vibrations. Juste le souffle du vent et le ciel à perte de vue…

Il y a quelques années, mon père a commencé à piloter des avions à moteur et a fait l’acquisition d’un Cessna avec quelques amis pilotes. Bien entendu, je suis montée à bord! J’ai bien aimé faire un tour d’avion avec mon père, mais je préfère le planeur. Je suis plus nerveuse en Cessna, avec tout le bruit et les vibrations du moteur.

J’ai donc côtoyé le monde de l’aviation depuis que je suis toute petite. Je n’ai pas le vertige et n’ai pas peur d’être dans les airs.

Et pourtant…

Depuis toujours, j’ai une peur bleue de prendre un avion commercial. Ça peut sembler absurde, étant donné mes expériences en planeur et en Cessna, mais je n’y peux rien. C’est une réelle phobie, une peur totalement irrationnelle.

Quand je suis en planeur ou en Cessna avec mon papa, je n’ai pas peur. Je ne me sens pas prisonnière et je sais que si j’en ai assez, je n’ai qu’à le lui dire et que nous pouvons retourner à l’aéroport rapidement. Et il va sans dire que quand c’est mon papa qui pilote, je me sens en totale confiance!

Or, pour l’anxieuse que je suis, me retrouver entourée d’étrangers dans un avion duquel je suis prisonnière pour plusieurs heures est un réel cauchemar. L’idée de remettre ma vie entre les mains de pilotes inconnus était également terrifiante, dans mon esprit.

Pour l’anxieuse que je suis, n’avoir aucun contrôle sur la situation et aucune façon de fuir ou de m’échapper si jamais il arrivait quelque chose m’est insupportable.  Et chaque accident d’avion, crash ou attentat terroriste me confortait dans ma peur et me donnait une raison de plus de penser que je faisais drôlement bien d’éviter les avions commerciaux à tout prix.

La mission de mon père

Ça fait plusieurs années que mon père s’est donné comme mission de me faire perdre cette phobie de prendre l’avion. Jusqu’à cette année, j’étais toujours soit enceinte, soit allaitante, ce qui me donnait d’excellentes excuses pour refuser son invitation.

À Noël, cette année, il est revenu à la charge et m’a offert, comme cadeau… un tour d’avion en sa compagnie pour aller à Toronto. Pourquoi Toronto? Parce que ce n’est qu’un vol d’une heure, dans un avion commercial d’environ 70 passagers, ce qui est juste parfait pour le baptême de l’air d’une phobique. Pas question de m’emmener en Europe pour un premier voyage, ça non, le vol est beaucoup trop long!

Malheureusement pour moi, je ne pouvais plus justifier mon refus d’affronter ma peur à l’aide de mes enfants. Je ne suis pas enceinte et ne le serai plus jamais, et ma petite É., à presque deux ans, peut très bien se passer de moi quelques jours.

Afin d’éviter d’avoir à affronter ma phobie, j’ai d’abord utilisé la tactique du silence, c’est-à-dire que je n’ai plus du tout abordé le sujet avec mon père. Plus les semaines passaient, plus je me disais avec un espoir grandissant qu’il avait peut-être oublié le cadeau qu’il m’avait offert… Jusqu’à ce qu’il m’en reparle au début de mois de mai. Zut, je n’allais peut-être pas m’en tirer, finalement!

Nous avons fixé la date du 31 mai pour un aller-retour à Toronto dans la même journée. Il m’a fait parvenir la confirmation d’achat des billets par courriel pour que je puisse constater que c’était pour vrai de vrai, officiellement confirmé.

Une excuse par jour éloigne l’avion pour toujours?

À partir de ce moment-là, je me suis mis en tête de trouver toutes les excuses inimaginables pour ne pas avoir à prendre l’avion. Je savais bien que mes raisons étaient farfelues, mais je me suis dit que si j’étais assez achalante, mon père finirait par se tanner et ne pas avoir envie de passer toute une journée avec une enquiquineuse.

Chaque jour ou presque, pendant trois semaines, j’ai écrit un texto à mon père avec une excuse pour annuler notre voyage à Toronto. J’ai essayé toutes sortes de stratégies.

J’ai tenté la stratégie du problème médical, en lui faisant croire que j’étais allergique au revêtement des bancs d’avion, ce à quoi il m’a répondu que le matériel utilisé était hypoallergénique.

J’ai essayé la stratégie féminine en lui disant que j’allais avoir mes règles ce jour-là et que c’était fortement déconseillé de prendre l’avion dans ces conditions, ce à quoi il m’a répliqué que le changement de pression pendant le vol était excellent pour soulager les troubles menstruels.

J’ai tenté la stratégie de la superstition en lui disant que j’étais persuadée qu’un avion ayant du blanc me porterait malchance. Le transporteur qu’il a choisi a des avions turquoise…

J’ai essayé le chantage, en lui disant que je ne l’aimais plus, que je le dirais à ma mère et que je boudais. Il est resté inflexible.

J’ai tenté la stratégie du déni, en faisant semblant de ne pas me rappeler que nous avions rendez-vous le 31 mai, mais lui s’en rappelait très bien.

J’ai même essayé la stratégie amoureuse! Alors qu’Alexandre avait laissé son compte de courriels ouvert sur l’ordinateur, un soir, j’en ai profité pour écrire un courriel en son nom à mon père pour lui dire qu’il refusait que j’aille en avion avec lui le 31, puisqu’il est si amoureux de la femme fabuleuse que je suis qu’il ne pouvait se passer de ma délicieuse présence ne serait-ce que pour une journée. Mon père a simplement répondu : « Bien essayé, Julie! » J’ai été démasquée…

Finalement, je me suis bien amusée à essayer de trouver toutes ces excuses ridicules et je savais bien que mes stratégies, bien que très créatives, étaient vouées à l’échec. Néanmoins, pendant que je m’amusais à essayer d’exaspérer mon père (ce qui s’est avéré un autre échec, puisque j’ai surtout réussi à l’amuser!), je ne pensais plus trop à ce qui m’attendait le 31 mai.

Le Jour P, pour Panique, Peur, Pas-envie-d’y-aller!

Puis, arriva le 30 mai. La veille de la date fatidique. Ce soir-là, impossible de trouver le sommeil. J’avais trop peur au lendemain. J’ai réussi à m’endormir aux petites heures du matin seulement.

31 mai, 6h du matin.

Je me réveille en sursaut, totalement détrempée de sueur et tremblant de tout mon corps. Dans ma tête paniquée, une cassette joue en boucle : « J’ai peur j’ai peur j’ai peur je ne veux pas y aller je ne serai pas capable je vais paniquer dans l’avion et me mettre à hurler et à vomir partout je ne suis pas capable j’ai peur j’ai peur j’ai peur! »

Toute ma famille dormait encore. Je me suis levée dans ma maison silencieuse et suis allée sur Internet. Ma sœur Martine, qui a un petit garçon très matinal, était déjà connectée sur Facebook et nous avons clavardé un long moment. Elle a pris l’avion très souvent et a répondu à mes questions et m’a rassurée. Parler avec elle m’a un peu apaisée et j’ai ensuite pu aller me préparer à affronter ma grosse journée.

Je n’ai pas réussi à déjeuner. Je me suis contentée de boire un verre de jus, l’estomac noué par la peur et l’appréhension. Je me sentais triste et résignée. J’avais l’impression de m’en aller à l’abattoir. Le cœur gros et l’air boudeur, je suis partie rejoindre mon père chez lui.

Arrivée chez mon papa, j’étais un peu plus calme, mais je me sentais d’humeur boudeuse. Je lui en voulais un peu de me forcer à faire quelque chose dont je n’avais pas du tout envie. Après tout, pourquoi tenait-il tant à ce que je vainque ma peur de l’avion? Prendre l’avion, ce n’est pas vital! On peut très bien avoir une très belle vie sans jamais prendre l’avion, non?

Dans la voiture, alors que mon père nous conduisait à l’aéroport, j’ai encore tenté de le convaincre de ne pas y aller. On était bien dans son auto, non? Pourquoi ne pas aller à Toronto en voiture, alors? Devant ma mine renfrognée, il s’est contenté de me répondre que j’étais belle quand je boudais… Grrr!

« Madame, nous devons vous fouiller… »

Arrivés à l’aéroport, j’ai espéré de tout mon cœur que notre vol soit annulé, ce qui bien sûr ne fut pas le cas. À la sécurité, alors que mon sac et mon manteau passaient dans la petite machine pour être inspectés, une sonnerie a retenti. Un agent s’est approché de moi et m’a expliqué que j’avais été sélectionnée de façon aléatoire pour une fouille. J’avais le choix entre une fouille à nu ou passer dans le scan! OMG! Je me suis retournée vers mon père, lui demandant s’il avait arrangé tout ça et il m’a répondu, à la fois surpris et trouvant ça très drôle, qu’il n’avait rien à voir là-dedans et que ça ne lui était même jamais arrivé d’être fouillé!

J’ai dit à l’agent de sécurité que c’était mon premier vol, que j’étais terrorisée, et que je préférais ne pas embarquer dans l’avion plutôt que d’être fouillée, finalement. L’agent s’est bien moqué de moi et m’a conseillé de choisir le scan plutôt que la fouille à nu, ce qui me semblait une excellente suggestion, en effet. Je suis donc montée dans le scan, qui a détecté quelque chose à la hauteur de mes côtes, du côté gauche. Retour dans le scan, qui détecte à nouveau la même chose. Une agente féminine s’est donc approchée pour me palper, pour finalement me dire que c’étaient les boutons décoratifs de mon chandail qui faisaient sonner le scan.

Finalement, on m’a laissée passer, et voilà que j’étais plus proche que jamais du moment fatidique où je devrais monter en avion…

L’angoisse de l’attente

Comme nous avions encore un peu de temps à tuer, mon père m’a emmenée dans un salon VIP auquel il avait accès. C’était joli et confortable, et des sandwiches, grignotines et choses à boire y étaient offertes. Mon père s’est servi un lunch. Quant à moi, l’estomac toujours noué et le système nerveux à vif, je me suis contentée de grignoter trois petites carottes et un minuscule bout de chou-fleur, et de boire un peu de jus.

Quand finalement nous sommes allés près de la porte d’embarquement, mon père a demandé à la préposée s’il était possible d’avoir de meilleures places dans l’avion. Comme plusieurs places étaient libres, la dame m’a demandé quels sièges nous conviendraient davantage. Je lui ai répondu que les sièges de la salle d’attente me semblaient tout à fait parfaits et que je n’avais aucun inconvénient à y rester assise toute la journée plutôt que de prendre l’avion. Mon père lui a expliqué que nous étions là pour que j’affronte ma phobie et la dame m’a trouvée très drôle. L’agent de sécurité s’était moqué de moi, puis cette dame… J’étais ridicule, il faut croire, mais vaut mieux en rire qu’en pleurer! Sans blague, elle était très sympathique et m’a beaucoup rassurée. Elle m’a aussi proposé de m’installer sur les ailes, bien attachée avec du « duct tape », afin d’avoir la meilleure vue possible, ce qui m’a bien fait rire, mais que j’ai poliment refusé.

Après quelque temps, il fut l’heure de monter à bord de l’avion. Je ne pouvais plus reculer. Je me suis installée près du hublot et j’ai attendu, attendu, attendu… Je n’avais qu’une idée en tête : que l’avion décolle enfin, pour qu’il atterrisse ensuite au plus vite et que cette expérience soit derrière moi!  Parce qu’une fois rendus à Toronto, je pourrais peut-être réussir à convaincre mon père de revenir en train plutôt qu’en avion…

Prisonnière de l’oiseau de métal

Finalement, l’agente de bord a refermé et verrouillé la porte. Ça y était, j’étais prisonnière, coincée dans ce petit banc, dans un oiseau de métal, à la merci de la compétence des pilotes et de la mécanique de l’appareil. Pas moyen de sortir, pas moyen de fuir.

Je me sentais respirer très vite. Quand les moteurs se sont mis à gronder et les hélices à tourner, j’ai agrippé de mes mains moites et froides les mains chaudes de mon père. Il les a serrées très fort dans les siennes et m’a parlé doucement pour me rassurer.

Je ne me souviens plus trop de ce qui j’ai dit pendant le décollage, mais je me rappelle que je respirais fort, tentant de mon mieux de ne pas paniquer, et que je posais mille et une questions les unes à la suite des autres : « C’est quoi ce bruit? Pourquoi ça fait ça? Est-ce que c’est normal? Pourquoi ça vibre comme ça? Est-ce que tout est correct? Pourquoi ce voyant lumineux s’allume? Est-ce que cette sensation est normale? » Mon père, calme, patient et rassurant, m’expliquait tout au fur et à mesure.

Finalement, une fois rendus dans les nuages, je me suis calmée et j’ai été capable de me concentrer sur autre chose que sur ma peur. Il y a eu quelques turbulences, qui m’ont effrayée un peu, mais j’ai vite compris qu’elles étaient inoffensives quand mon père m’a expliqué ce que c’était. Je craignais d’avoir des étourdissements ou des vertiges en raison de mes séquelles de labyrinthite, mais j’ai été correcte, à mon plus grand soulagement. Je n’ai pas eu mal au cœur non plus.

L’atterrissage s’est bien déroulé et m’a nettement moins effrayée que le décollage. Ça y était, j’étais arrivée saine et sauve à Toronto! J’avais survécu, miracle!

Une belle journée à Toronto!

Mon père et moi avons passé toute la journée à Toronto. Nous avons marché, marché, marché partout à travers la ville pour la visiter. Nous sommes allés manger au Mövenpick, mon estomac s’étant enfin dénoué!

J’avais envie d’aller à l’aquarium Ripley, puisque j’adore les poissons et le monde marin. Je ne suis pas certaine que mon père était aussi enthousiasmé que moi par cette visite, puisqu’il a fait beaucoup de plongée sous-marine et avait vu « en vrai » la plupart de ces poissons dans leur milieu naturel. Mais moi, j’étais fascinée et je m’exclamais comme une enfant devant les requins, les méduses, les hippocampes et toutes ces magnifiques créatures marines. Devant ma fascination, mon père m’a dit qu’il pourrait m’initier à la plongée sous-marine un de ces jours. J’adorerais ça! Je pense que ce sera notre prochain projet ensemble.

Prendre l’avion? Même pas peur!

Notre vol de retour était prévu en soirée. Complètement épuisés de notre journée de marche dans la ville, nous nous sommes rendus à l’avance à l’aéroport, où nous avons pu reposer nos jambes un peu.

Cette fois, je n’étais pas nerveuse du tout. Assise dans un des confortables fauteuils de l’aéroport Billy Bishop, j’ai réalisé que ce n’était plus la première fois que je prenais l’avion. Qu’en fait, ce ne serait plus jamais la première fois! La glace était cassée, ce n’était plus de l’inconnu.

Ma peur était partie. Cette phobie que je trainais depuis si longtemps, à cause de laquelle j’ai toujours pensé que je ne voyagerais jamais, s’était envolée.

Le vol de retour s’est très bien passé. J’ai même mangé une collation dans l’avion, c’est tout dire! Comme lors de mon premier vol, j’ai posé mille et une questions à mon père. Sauf que ce n’étaient plus des questions de panique, c’étaient des questions de curiosité, des questions plus techniques : « Quels sont les rôles des pilotes et copilotes, exactement? Comment se partagent-ils les tâches? Y a-t-il des cartes routières du ciel, est-ce que les pilotes suivent des « routes » déjà tracées? Quelle est la différence entre le travail du contrôle aérien et de la tour de contrôle? Est-ce que tous les pilotes du monde suivent les mêmes formations? » Nous avons parlé tout le long et l’heure de vol m’a semblé passer en un instant.

Une fois atterris à Pierre-Elliott-Trudeau, une joie intense m’a submergée. J’avais réussi! J’avais surmonté ma peur! J’étais tellement fière de moi, tellement contente!

Mon père a demandé à l’agente de bord si nous pouvions rencontrer le commandant. Elle a demandé au pilote, qui a accepté. Une fois tous les passagers sortis de l’avion, nous nous sommes donc rendus dans le cockpit, où j’ai remercié le pilote et le copilote d’avoir contribué à mon baptême de l’air. Au cours de la conversation, le pilote et mon père se sont rendu compte qu’ils avaient des amis pilotes de planeur en commun. Le monde de l’aviation est bien petit!

Victoire! J’ai réussi! K.O., la phobie!

Le 31 mai dernier, j’ai eu toute une journée, remplie d’émotions intenses.

J’ai passé une magnifique journée seule avec mon papa, ce qui ne m’arrive plus très souvent depuis que j’ai des enfants. J’ai vraiment aimé passer du temps avec lui, c’est très précieux pour moi.

Et j’ai vaincu une grande phobie, une peur non rationnelle, inexplicable, mais si puissante que j’étais prête à me passer de voyager toute ma vie plutôt que de l’affronter. Ça fait déjà presque une semaine que j’ai pris l’avion commercial pour la première fois, mais je me sens encore portée par cette fierté d’avoir vaincu cette peur.

Je me sens libre. Je n’ai plus de phobie. Je n’ai plus peur. J’ai l’impression que le monde m’appartient désormais. Je ne suis plus prisonnière de mes pensées anxieuses. Je me sens plus forte.

Je suis fière de moi. Mon père est fier de moi. Ma mère et ma sœur aussi. Mon mari aussi. Mes enfants aussi.

Et je suis fière de ça également : j’ai montré à mes enfants que quelle que soit notre peur, aussi forte et intense puisse-t-elle être, on peut l’affronter et la vaincre.  C’est ça, le modèle que je veux être pour eux : une maman qui fonce, une maman qui n’a pas peur, une maman qui est plus forte que son anxiété et que ses phobies.

Mon père avait raison de me forcer à affronter ma peur. Je pensais être prisonnière en avion, mais lui savait bien que ce dont j’étais prisonnière, c’était de ma peur. Et il m’en a libérée. Avec beaucoup de patience, de calme et de respect. Je suis si heureuse qu’il ait été là pour moi, avec moi. Merci, papa, je t’aime.


Je n’ai jamais pensé que je dirais ce que je vais dire, un jour. Mais aujourd’hui, je peux affirmer ceci : prendre l’avion? Pfff, il n’y a rien là!

dimanche 30 novembre 2014

La fois où mon mari est redevenu un petit garçon

Mon homme vient de s’acheter un pick-up. Un gros pick-up. Comme il est entrepreneur en construction, son véhicule est son outil de travail et son ancien pick-up n’était pas assez puissant pour tirer sa remorque, surtout l’hiver. En plus, la cabine ne comptait que deux places, ce qui commençait à être vraiment problématique puisqu’il ne pouvait pas transporter nos enfants…

Bref, il était plus que temps qu’il ait un camion bien adapté à ses besoins. Son nouveau pick-up peut transporter six personnes (donc toute notre famille!), a une boîte de huit pieds et un gros moteur super puissant pour pouvoir tirer sa remorque sans problème, même sur les routes enneigées.

Le jour où nous avons eu son pick-up, toute la famille est allée faire un tour dedans. Alexandre était fou comme un balai. Nous étions tous les six confortablement assis et je n’en revenais pas de tout l’espace que nous avions à l’intérieur!

Alors qu’Alexandre accélérait pour embarquer sur l’autoroute, le moteur V8 du pick-up a fait un énorme grondement, rugissant comme un lion. Et mon mari, soudainement, est retombé en enfance.  « Ça fait un gros vrooouuuummm! » s’est-il exclamé, les yeux brillants et le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Les enfants et moi avons tous éclaté de rire. Leur papa n’avait plus l’air d’un monsieur, mais bien d’un petit garçon en pâmoison devant son gros camion!


Je pense que nous taquinerons Alexandre longtemps avec son gros moteur qui fait vroum! Hihi!

jeudi 2 octobre 2014

Retrouver l’équilibre



Il y a deux ans, notre vie a pris tout un tournant. Oui, avec le recul, je peux dire que 2012 a été une année de fou!

D’abord, Alexandre a perdu son emploi. Dans le domaine de la construction, c’est assez normal que les employeurs mettent à pied des employés pendant la saison creuse ou quand le nombre de contrats est à la baisse.

Nous n’étions donc pas sous le choc, sachant que le travail allait reprendre éventuellement. Toutefois, cette mise à pied a été un élément déclencheur d’une grande étape dans notre vie : Alexandre s'est lancé à son compte.

Ça faisait des années qu’il y pensait et devenir entrepreneur était un rêve qui semblait inaccessible, car beaucoup trop insécurisant financièrement. Après tout, il était le revenu principal de notre famille, puisque nous avions décidé que je serais plus disponible pour les enfants.

Partir à son compte, c’est compliqué, en construction. Il y a les examens à passer pour obtenir la fameuse licence de la RBQ, le cautionnement à obtenir, les différents organismes auprès de qui être accrédité, le matériel à acquérir, les assurances à magasiner, et tous les coûts associés à ces démarches. Ensuite, bien sûr, il y a les contrats à trouver pour que l’argent entre.

Nous n’avions pas d’économies. Nous n’avions pas planifié d’avance cet important projet. Nous n’avions pas prévu quelles seraient nos sources de revenus en attendant que l’entreprise soit rentable.
Tout ce que nous savions, c’est que c’était le moment de passer à l’action et de mettre toute notre énergie et nos efforts pour lancer l’entreprise… puis espérer que ça marche.

Alexandre et moi, on s’est regardés droit dans les yeux, avons pris conscience des risques. On s’est tenus par la main et on a sauté dans le vide. On ne savait pas si on y arriverait, mais on savait que si on se plantait, on trouverait bien le moyen de se relever.

Les premiers mois, les dépenses de démarrage d'entreprise étaient plus élevées que les revenus, et c'est normal. Mais on a dû s’endetter pour pourvoir à nos besoins de base, comme faire l’épicerie et habiller les enfants. On a tout fait pour trouver de l'argent partout où on pouvait. On a vendu une voiture. On a coupé le câble. On a renégocié notre hypothèque. On a gratté toutes nos (très) maigres économies. On a sabré dans toutes nos dépenses, en fait.

Alexandre a étudié comme un fou pour arriver à réussir ses examens. Ça a été très difficile pour lui qui n’a jamais été très bon à l’école. Mais il ne s’est pas découragé et y est parvenu. J'étais tellement fière de lui, de sa persévérance et de sa détermination!

Après les démarches de démarrage d’entreprise, le plus gros du travail restait à faire : trouver des clients, signer des contrats, travailler!

Et pour travailler, il a travaillé. De longues, très longues heures.

À ce moment-là, grande M. allait au plus mal à l’école. Et nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure de l’école à la maison. 

Nous ne savions pas dans quoi nous nous embarquions. Ce choix éducatif marginal était tout nouveau pour nous. Mais nous savions que c’était le moment ou jamais de sortir notre fille d’un système scolaire qui lui faisait du tort, pour lui redonner le désir d’apprendre.

Alors, Alexandre et moi nous sommes regardés dans les yeux. Avons pris conscience des risques et des conséquences de ce choix. Puis, nous nous sommes pris par la main et avons sauté dans le vide, encore une fois. Pour sauver l’estime d’elle-même de notre fille et son avenir scolaire, nous n’avions plus rien à perdre.

En 2012, nous avions donc une nouvelle entreprise. Expérimentions une nouvelle expérience éducative. Avions trois enfants, dont un petit L. d’à peine un an. Puis, je suis devenue enceinte de petite É.

Une année de fou, vous dites? 

Depuis deux ans, donc, notre couple-équipe s’était divisé les tâches de façon très précise pour que nous puissions y arriver. 

Alexandre travaille, travaille, et travaille encore. Il peinture toute la journée et le soir, fait des soumissions, de la facturation, de la (plate, mais nécessaire) paperasse de bureau, prépare ses outils en prévision du travail du lendemain.

Moi, j’enseigne à mes deux plus grands enfants et m’occupe de mes deux plus petits. J’avais mis mon travail de rédactrice de côté, n’ayant plus le temps ni l’énergie de prendre des contrats.

Le temps a passé. On ne l’a pas vu, en fait, tellement nous étions occupés!

Dernièrement, très très tard le soir, une fois les enfants couchés et nos tâches terminées, Alexandre et moi avons eu le temps d’avoir une bonne conversation.

J’étais fatiguée et déprimée, depuis quelque temps. J’ai beaucoup de vertiges et je suis à fleur de peau. Alexandre le voyait bien.

Alexandre a des douleurs un peu partout, mais surtout dans sa vieille blessure à l’épaule. Il traine un interminable mal de gorge. Il était fatigué. Je le voyais bien.

Je lui ai dit que je commençais à trouver lourd d’avoir la tâche de l’éducation des enfants sur mes seules épaules. Que je commençais à être tannée d’être uniquement maman au foyer. Que mon travail de rédactrice me manque. Que je voulais faire autre chose, que la routine à la maison avec les enfants me pèse de plus en plus.

Il m’a dit que maintenant que son entreprise roule, que les contrats se succèdent et que l’argent commence à rentrer, il aimerait ralentir un peu la cadence pour être plus présent auprès des enfants. Il s’ennuie d’eux et aimerait développer un lien encore plus fort avec petite É., avec qui il passe un peu moins de temps qu'il le souhaiterait.

Nous sommes rendus au même point en même temps. Nous avons tous deux besoin de changement. De redéfinir nos rôles dans notre couple-équipe, pour continuer de s’épanouir en tant que couple, parents et travailleurs.

Alors, nous avons amorcé les changements qui s’imposent. J’ai recommencé à prendre des contrats de rédaction et j’en suis très heureuse. Ça me manquait beaucoup et ça me fait tellement de bien! J’aime les défis que ça m’apporte et travailler en collaboration avec mon amie Nathalie est toujours aussi agréable.

Depuis que petit L. va à la garderie, j’ai du temps pour travailler. Les grands sont de plus en plus autonomes dans leurs études et je peux faire de la rédaction auprès d’eux pendant qu’ils travaillent. Petite É. fait encore deux siestes par jour, ce qui me donne du temps libre également.

Alexandre, quant à lui, va graduellement assouplir son horaire pour être plus présent à la maison. Comme je gagnerai un peu d’argent avec mon travail, il pourra se permettre de se libérer du temps pour faire certaines tâches de bureau le jour, la semaine, plutôt que les soirs et la fin de semaine. Toutes les minutes de plus qu’il pourra passer avec les enfants leur feront tellement plaisir!

L’entreprise va bien. L’école à la maison aussi. Les enfants grandissent, leurs besoins changent. Les nôtres également.

Tout change, tout évolue, rien n’est statique. Le moment était venu de faire un bilan et de réévaluer notre situation, de redéfinir nos rôles.

De retrouver l’équilibre!

dimanche 3 août 2014

Petit récit de notre camping en famille



Pendant nos vacances, nous sommes allés passer quelques jours en famille au camping de Compton, dans les Cantons-de-l’Est. Il s’agit de notre troisième séjour dans ce très chouette camping, très familial, où le paysage et la vue sont absolument magnifiques. 

Ce fut un très beau séjour, aussi amusant… qu’épuisant! Car camper avec quatre enfants, dont deux tout-petits, n’est pas particulièrement reposant.

Voici un petit résumé de nos vacances en camping 2014!

Jour 1

C’est le jour du départ! Nous planifions partir tout de suite après le déjeuner pour pouvoir arriver tôt au camping et en profiter au maximum.

Finalement, l’heure du dîner approche et nous ne sommes toujours pas prêts… Alexandre et moi nous affairons à terminer les préparatifs de notre mieux, tout en ayant petit L. et petite É. à gérer. Les grands nous aident un peu, mais parfois, leur aide nous nuit aussi! À ce moment, j’ai la nette impression que nous ne partirons jamais…

Nous dinons en vitesse et enfin, nous partons! Alexandre et grand A. embarquent dans le pick-up et tirent la tente-roulotte tandis que je les suis avec le reste de la gang et les bagages. En route!

Le trajet me semble interminable. En temps normal, nous rendre au camping prend environ 1 h 45.

Aujourd’hui, des travaux sur l’autoroute créent un bouchon de circulation de près de 8 km… Heureusement, petite É. dort tout au long du trajet. Mais petit L. s’impatiente et grande M. aussi. Ma patience est mise à rude épreuve…

On arrive au camping en fin d’après-midi. Il était temps! 

Aussitôt arrivé, grand A. enfourche son vélo et part en exploration. Alexandre installe la tente-roulotte et je l’aide de mon mieux tout en surveillant les petits. 

Grand A. est de retour sur le site pour venir nous donner un coup de main. Il s’est déjà fait des amis et n’a qu’une envie : retourner au parc pour aller jouer!

Une fois notre installation à peu près terminée, nous allons tous au parc. Tout le monde s’amuse et nous, les parents, soufflons un peu. On est arrivés, on est installés, on peut relaxer!

Après le souper, Alexandre nous fait un beau feu de camp. Grande M. invite une amie à venir manger des guimauves avec nous. Petit L., qui n’a pas dormi de la journée, n’en peut plus : direction dodo pour les petits! 

Nous nous sommes tous fatigués par notre journée et nous couchons relativement tôt.

Jour 2  

Grand A. se réveille le premier, comme d’habitude. Sitôt levé, il s’habille et va dehors. À notre réveil, il a déjà capturé deux grenouilles et s’est fait plein de nouveaux amis au parc. Il déjeune rapidement, enfourche son vélo et s’en va les rejoindre. 

Grande M. va rejoindre sa nouvelle amie. Elles vont à la rotonde, près du parc, où s’organise un spectacle de jeunes talents avec les animateurs du camping. 

Alexandre et moi allons les retrouver les grands au parc avec les deux petits. Petit L. se balance et joue au carré de sable. Occuper petite É. est un peu plus compliqué : sitôt mise par terre, elle met les cailloux, les bouts de bois, le sable, les feuilles, bref tout ce qu’elle trouve, dans sa bouche. Elle est encore trop petite pour les modules de jeux et se contente de manger du sable dans le carré de sable. Pas génial…

Les grands reviennent pour du parc pour dîner. Grande M. est déçue d’être arrivée 2e au concours de danse. Grand A. meurt de faim. 

Après le diner, grand A. enfile son costume de bain, se crème, enfourche son vélo et part rejoindre ses amis à la piscine. Grande M. fait des bracelets d’amitié avec sa nouvelle amie.

Un peu plus tard, Alexandre, petit L., petite É. et moi décidons d’aller faire une randonnée en forêt sur le sentier pédestre accessible directement par le terrain de camping. Grande M. décide de nous accompagner.
Nous faisons une courte promenade, car les deux petits s’impatientent rapidement. Nous avons par contre eu le temps de respirer à pleins poumons l’air frais et revigorant de la nature et ça nous fait le plus grand bien.

L’heure du souper approche, et nous n’avons pas vu grand A. depuis le diner! La faim finit par le ramener vers nous.

Après le repas, un papa organise des jeux avec toute une bande de garçons dans le terrain de volleyball, situé juste en face de notre site de camping. Petit L. et grand A. s’approchent du groupe pour s’intégrer aux jeux. 

Je discute avec le papa et lui dit à quel point je suis impressionnée par ses talents d’animateur! Il rit et m’informe qu’il a des triplés de cinq ans et un petit garçon d’un an et demi, et qu’avec autant de garçons à divertir, il a développé toutes sortes de trucs! Il faisait du camping en compagnie d’une famille qui ont eux aussi des triplés. Voilà qui explique l’attroupement de garçons autour de lui!

Mes deux garçons se joignent aux autres et s’amusent comme des fous. Ils courent dans le sable, jouent à la tag, inventent tout pleins de jeux et je suis ravie de les voir dépenser autant d’énergie avant le dodo. Par contre, une douche s’imposera avant de se glisser entre les couvertures!

Pendant que les garçons jouent, je remplis une bassine et donne un bain à petite É. sur la table de pique-nique. Il fait beau et doux, la soirée est magnifique et c’est un vrai bonheur de pouvoir la laver et la cajoler en plein air.

Les garçons ont terminé de jouer et ils sont sales de la tête aux pieds. J’emmène petit L. avec moi dans la douche des femmes, tandis que grand A. va se laver de son côté. En retirant les vêtements de mon petit bonhomme, une tonne de sable tombe sur le sol! Ouf, cette douche ne sera pas un luxe!

En soirée, Alexandre nous allume un beau feu de camp. Nous ne veillons pas trop tard, car tous les enfants sont exténués par leur journée.

Jour 3

Je me réveille toute courbaturée, ayant dormi prise en sandwich entre petit L. et petite É. La nuit n’a pas été de tout repos, ma petite puce ayant eu un sommeil très agité.

La journée s’annonce grise et orageuse. Nous décidons d’aller faire un tour à Coaticook pour visiter un peu la région et faire quelques achats.

Bien sûr, avant de partir, grand A. va jouer avec ses amis au parc et rapporte encore une fois une grenouille!

Nous finissons par partir! La région est si belle! Nous faisons nos achats à Coaticook et décidons de manger au resto.

À notre retour sur le terrain de camping, je vais faire la sieste avec petit L. Une heure plus tard, j’ouvre les yeux en entendant Alexandre qui s’agite autour de la tente-roulotte. J’ouvre un pan de fenêtre et je comprends immédiatement pourquoi : le temps est vraiment menaçant.

Les nuages noirs approchent dangereusement et le vent souffle de plus en plus fort. Je rassemble les enfants dans la tente-roulotte et Alexandre se dépêche de ranger toutes nos choses. Le propriétaire du camping circule dans sa petite voiturette en criant dans son haut-parleur : « Attention, attention! Alerte météo! Veuillez sécuriser vos installations! » Ce n’est pas très rassurant!

Grand A. est particulièrement nerveux et je dois le rassurer beaucoup. La pluie se met à tomber et Alexandre tarde à rentrer. Il arrive un peu plus tard, tout mouillé : il était allé aider une voisine à fermer son auvent, puisqu’elle était seule avec ses trois enfants et avait toutes les peines du monde à y arriver.

Nous attendons que l’orage passe en mangeant une collation et en jouant à un jeu de société. Une fois la tempête passée, le ciel redevient tout bleu et le soleil se remet à briller.

Nous allons tous jouer au parc. Tandis que nous nous rendons, Alexandre et moi discutons de la suite de notre séjour. Au départ, nous pensions rester au camping quatre ou cinq jours. Nous sommes maintenant au troisième jour et nous sommes très fatigués. 

Nous nous rendons compte que trois jours de camping est peut-être assez. Petite É. ne peut pas faire grand-chose pour s’amuser en camping, à son âge, et petit L. demande une étroite surveillance en tout temps. C’est loin d’être reposant…

Nous décidons donc de partir le soir même, après le souper, pour pouvoir dormir dans notre lit et profiter de la journée suivante au complet plutôt que d’en perdre une bonne partie à cause du transport.

De retour à la tente-roulotte après le parc, on commence à paqueter nos trucs. Grand A. arrive et nous lui annonçons notre décision d’abréger notre séjour au camping. Je savais qu’il serait très déçu et je ne m’étais pas trompée : il pleure à chaudes larmes. 

J’ai le cœur brisé de le voir aussi triste et je me sens tellement mal de couper court à ses vacances de rêve! De tous les membres de notre famille, c’est lui qui appréciait le plus être au camping. 

Inconsolable, il repart sur son vélo pour aller faire ses adieux à tous ses amis. J’ai le cœur gros et je me demande si nous avons pris la bonne décision. Mais Alexandre est convaincu que oui et prépare notre départ avec beaucoup d’énergie.

Nous soupons tous rapidement, sauf grand A. qui n’a pas d’appétit en raison de sa peine. Puis, nous mettons les petits en pyjama, embarquons dans les véhicules et prenons la route pour revenir à la maison.

Le trajet du retour se passe bien. Les petits et grand A. ont dormi tout le long. Nous sommes bien contents d’être revenus à la maison et notre lit nous paraît plus confortable que jamais!

En résumé…

Nous avons adoré notre séjour en camping. Être au grand air du matin jusqu’au soir, passer des soirées devant le feu de camp et faire de belles rencontres est toujours aussi agréable.

Toutefois, nous avions oublié à quel point c’est exigeant de camper avec de très jeunes enfants. Cinq jours, c’était beaucoup trop long et si nous n’avions pas décidé d’abréger notre voyage, nous aurions été complètement épuisés à la fin de nos vacances!

L’été prochain, nous pourrons faire du camping un peu plus longtemps. Petit L. aura alors quatre ans, et petite É., presque deux ans. Ce sera complètement différent et beaucoup plus facile.

Grand A., quant à lui, s’est remis assez rapidement de sa déception. Nous avons décidé de faire d’autres activités d’ici la fin des vacances et ça lui a complètement changé les idées, heureusement!

mercredi 2 juillet 2014

Top 5 des signes qui indiquent qu’il y a des scouts dans votre maison



 Ça y est, la saison des camps scouts est commencée! Cette semaine, c’est grand A. qui est parti avec sa gang de Castors.

Tout en aidant grand A. à faire ses bagages, j’ai pensé à un top 5 des signes qui indiquent qu’il y a des scouts dans votre maison : 

1.    Vous trouvez des nœuds et des foulards qui trainent un peu partout. Mais le soir de la réunion, alors que vous vous apprêtez à aller reconduire vos petits scouts, tout à coup, nœuds et foulards sont mystérieusement disparus! S’ensuit une recherche frénétique partout dans la maison pour les retrouver, car vos scouts ne veulent pas arriver en retard et se faire chanter la chanson des retardataires par leurs compagnons!

2.  Vous vous faites souvent dire par votre Louveteau : « Maman, écris que j’ai fait XYZ choses pour t’aider, ça va me faire des B.A.! » C’est fou comme j’ai de l’aide, la journée de la réunion scoute! Et le soir de la réunion, alors que nous soupons rapidement pour ne pas être en retard (voir le point 1…), tout à coup, je me fais énumérer toutes les choses que grande M., qui est Louveteau, a faites pour m’aider et je dois les noter à toute vitesse sur des bouts de papiers qu’elle remettra à ses animateurs, dans l’espoir d’être Loup à l’honneur.

3.  On demande à parler à Baloo au téléphone (le nom d’animateur d’Alexandre). Les premières fois, ça surprend un peu! Comme les jeunes à qui Alexandre anime ne sont pas censés savoir son vrai nom, j’ai même dû changer le message sur mon répondeur pour préserver son anonymat.

4.  Vos enfants chantent tellement souvent des chansons scoutes que vous les avez toujours dans la tête. La chanson Vent frais, vent du matin est un vrai ver d’oreille pour moi.


5.  Vous devez vous battre après la fichue grosse ceinture de cuir et la sacoche scoutes pour les retirer des pantalons de vos enfants chaque fois que vous faites du lavage. Je me demande d’ailleurs pourquoi ils ont fait la ceinture si large. C’est un défi qui met ma patience à rude épreuve à chaque fois!

Et vous, avez-vous des scouts à la maison? Si oui, qu’auriez-vous rajouté dans mon top 5?

Vous avez aimé cet article? Vous aimerez sans doute aussi le Top 5 des signes que vos scouts sont allés en camp d'été et le Top 5 des signes que les activités scoutes ont recommencé!