Ce matin, j'ai participé à une table ronde sur l'école maison à l'émission Medium Large, animée par Patrick Masbourian. Quelle belle expérience, même si j'avais un trac fou en me levant ce matin!
Si vous avez envie de m'entendre, c'est ici!
jeudi 20 août 2015
lundi 17 août 2015
Il y a deux ans...
17 août 2013. 39 semaines de grossesse.
Ce matin-là, vers 8 heures, petit L. vient me tirer de mon
sommeil. Mon petit homme est fin prêt à commencer sa journée, mais j’aurais
dormi un peu plus longtemps! Avec mon gros ventre, la chaleur et tous mes
inconforts de fin de grossesse, je dors si mal…
Sitôt réveillée, j’ai l’étrange impression que mon bébé est
beaucoup plus bas que la veille, quand je suis allée au lit. Je le sens dans
mon bassin, je me sens lourde.
Je me lève et me rend au salon avec mon petit L. pour
écouter des dessins animés avec lui. Je m’assois avec lui sur le divan et c’est
là que tout à coup… flouch! Je crève mes eaux!
Je me relève subitement, empoigne la jetée qui était sur le
divan et la mets entre mes jambes pour absorber toute l’eau qui s’écoule de mon
ventre. Grand A., qui arrive au salon, me regarde avec de grands yeux. Je lui
demande de vite aller chercher son père et de lui dire que j’ai crevé mes eaux.
Alexandre surgit en trombe dans le salon : « Ok,
on part! ».
Moi : « Attends, je n’ai même pas de contractions!
Peut-être qu’on peut attendre un peu avant de partir. »
En réalité, même si c’est mon quatrième accouchement, c’est
la première fois que je crève les eaux en tout début de travail. Pour tous mes
autres enfants, la poche des eaux s’est rompue au moment de pousser seulement.
Je ne sais pas quoi faire!
Mon premier réflexe est de téléphoner à ma sœur, qui a
elle-même accouché de son premier enfant deux semaines plus tôt et qui avait
crevé ses eaux en début de travail.
Moi : « J’ai crevé mes eaux, mais je n’ai pas
encore de contractions. Qu’est-ce que je fais? »
Ma sœur : « Ben, tu t’en vas à l’hôpital! En plus,
tu as accouché tellement vite les dernières fois! Allez, pars! »
Je prépare mes choses pour partir, je téléphone à ma mère
pour qu’elle vienne s’occuper des enfants, j’appelle mon amie Valérie, qui est
aussi mon accompagnante à la naissance, pour lui dire d’aller nous rejoindre à
l’hôpital. Alexandre, lui, va chercher la voisine pour qu’elle surveille les
enfants en attendant l’arrivée de ma mère.
À 8h20, nous sommes en route! J’ai quelques petites
contractions irrégulières et pas trop douloureuses. Je m’incline vers l’arrière
sur mon siège, afin que la tête du bébé accote sur le col et empêche le liquide
amniotique de s’écouler.
Nous arrivons à l’hôpital vers 8h45. Je commence à me sentir
de plus en plus nerveuse. Je vais accoucher, pour vrai de vrai! Et si mon corps
ne se souvenait plus comment faire? Et si les choses tournaient mal, cette
fois-ci? J’ai hâte d’avoir mon bébé dans les bras. J’ai hâte que ce soit
terminé.
Je m’assois sur un banc, devant l’hôpital, pendant
qu’Alexandre va stationner la voiture. Je n’ai pas encore beaucoup de
contractions. J’en profite pour respirer à fond l’air doux et chaud de ce beau
matin d’été. Il fait beau, le soleil réchauffe ma peau. J’essaie de me
détendre.
Valérie nous attendait à la maternité. Je suis contente de
la voir! Sa présence me rassure. Avec elle et Alexandre à mes côtés, je sais
que je vais y arriver. Les infirmières m’accueillent et m’installent dans une
salle d’évaluation. Je revêts la jaquette d’hôpital et m’assois en indien sur
le lit. Dans cette position, je sens mon bassin bien ouvert et je suis
relativement confortable.
Les infirmières me posent des questions, m’examinent et
installent le moniteur. Pour l’instant, le moniteur ne me dérange pas, je les
laisse donc faire. Par contre, je fais dos à l’appareil qui mesure me
contractions et c’est très bien. Je ne veux pas savoir ce que l’appareil
mesure. Je veux simplement ressentir ce que mon corps vit et entrer dans ma
bulle.
Les contractions sont maintenant de plus en plus fortes et
régulières. Elles durent plus longtemps, aussi. Quand une contraction se
pointe, j’interromps ma conversation, je fixe un point droit devant moi, je
respire et je n’entends plus rien autour de moi. J’ai mal, mais je sais que
chaque vague de douleur permet à mon col de s’ouvrir un peu plus. Je me parle
mentalement : « La vague arrive. Je suis au sommet de la vague, la
douleur va s’estomper bientôt. Mon bébé s’en vient. Tiens bon, bébé. Nous
sommes ensemble. Bientôt, tout sera fini et tu seras dans mes bras. Ah, la
vague est enfin passée. On a un petit répit jusqu’à la prochaine, bébé. Tout
est calme, maintenant ».
À chaque contraction, un flot de liquide coule entre mes
jambes. J’entends une des infirmières dire à l’autre : « Le liquide
est teinté ». Je m’inquiète. Du méconium dans le liquide? Ça veut dire que
le bébé est en détresse! Valérie me rassure : « Il est très peu
teinté, ce n’est presque rien. Ne t’inquiète pas, tout va bien. »
Enfin, on me dit que la chambre de naissance est prête. Je
peux marcher pour m’y rendre, ce n’est pas très loin. Je marche un peu tout
croche, en tenant un piqué entre mes jambes pour ne pas répandre de liquide
amniotique dans le corridor! Ça me fait
du bien, de marcher. Je sens mon bébé si bas, si bas!
J’entre dans la chambre de naissance. On m’a donné celle au
bout du couloir, dont un mur complet est vitré. Par les immenses fenêtres entre
la douce lumière de ce beau matin d’août. C’est la même chambre où j’ai donné
naissance à mon grand A.! Je m’y sens bien, je suis rassurée de me retrouver
dans ces lieux connus.
Debout, près du lit, je sens soudain une grande pression. Ça
pousse! Une bouffée de chaleur m’envahit et j’arrache vivement ma jaquette.
J’ai toujours accouché toute nue, je ne supporte aucun vêtement sur mon corps
qui travaille si fort pour donner naissance.
Je m’approche du lit et j’y monte, à quatre pattes. Je sens
que je ne peux pas m’asseoir. Je reste donc ainsi, à quatre pattes, nue. Je
n’ai plus de contractions, mais je n’ai pas non plus envie de pousser. Je ne me
sens pas bien. Je déteste la phase de latence, où il ne se passe plus rien, où
je ne peux qu’attendre que mon corps soit prêt à passer à la prochaine étape.
Tout à coup, ça pousse. Beaucoup. Très fort! Je veux
POUSSER! Alors, je pousse. J’entends vaguement les infirmières s’agiter autour
de moi. L’une appelle le médecin, lui donnant un code qui doit vouloir
dire : « Arrive au plus vite! ».
Je sens mon bassin s’ouvrir quand le corps de mon bébé y
passe. Une seule grosse poussée a été nécessaire pour faire sortir ma petite
fille de mon ventre. Ma petite É. a littéralement plongé tête la première dans
mon lit… et dans la vie!
Comme je suis à quatre pattes, je ne vois pas mon bébé. Je
sais qu’elle est derrière moi, mais je ne suis pas certaine si j’ai fini
d’accoucher ou si je dois encore pousser. Je demande sans arrêt :
« C’est fini? Est-ce que c’est fini? ». Le médecin, enfin arrivé dans
la chambre, me répond : « Ne vous assoyez surtout pas,
madame! ». Je comprends que ma petite est toute là, sous moi, et que si je
m’assois, je vais l’écraser!
Enfin, quelqu’un prend mon bébé et je peux m’installer dans
mon lit. Il est 9h30 et j’ai ma petite puce dans les bras. Je suis folle de
joie, Alexandre et Valérie aussi! Ça s’est si bien passé, ça a été si vite
encore une fois!
Je prends ma petite fille, nue, et la colle contre ma
poitrine, nue elle aussi. Le peau à peau des premiers instants de vie, quel
bonheur! Elle cherche mon sein et l’agrippe rapidement. Elle tète goulûment,
comme une championne. Si affamée de vivre, si avide de se nourrir de mon lait!
Pendant ce temps, l’infirmière masse mon ventre et le
médecin retire le placenta. Nous sommes tous de bonne humeur après cette
naissance heureuse et facile. Avant qu’ils ne partent avec le placenta pour en
disposer, je demande à le voir. Je l’observe, l’infirmière me montre les
différentes parties, le cordon, la poche des eaux. Je remercie mentalement mon
placenta d’avoir permis à mon bébé de vivre et de se développer pendant ses
neuf mois où il a été dans mon ventre, comme je l’ai fait après chacun de mes
accouchements.
Une fois bien installée, les manœuvres et interventions
post-accouchement terminées, le médecin et les infirmières quittent, nous
laissant seuls dans la chambre avec notre toute nouvelle petite poulette.
Valérie nous serre bien fort dans ses bras et quitte, elle aussi.
Nous voilà, Alexandre, petite É. et moi, réunis pour la
première fois. Nous avons si hâte d’annoncer la nouvelle de son arrivée à tous
nos proches que nous téléphonons à tout le monde!
J’observe ma petite fille, que j’aime depuis si longtemps
déjà, mais qui est néanmoins une inconnue. Elle a une petite bouche en cœur. Un
menton pointu. Une belle tête ronde et chauve. Elle sent bon. Elle a une grosse tache de naissance qui
s’étend de son front jusque sur ses paupières. Je sais que cette tache, qu’on
appelle « le baiser de l’ange », va pâlir avec le temps. L’ange lui a
définitivement fait un gros bisou!
J’observe ses petits traits, et je ne lui trouve pas
beaucoup de points en commun avec mes autres bébés naissants : « Tu
ne ressembles pas à tes frères et sœurs! Qui es-tu, toi? ». J’ai déjà hâte
de découvrir sa personnalité, son unicité.
Je suis restée à l’hôpital 24 heures seulement. J’aurais
sans doute pu sortir la journée même de mon accouchement, puisque ma petite
buvait bien et que j’avais eu un accouchement sans complication. Mais je savais
que ce séjour à l’hôpital était le seul moment que je pourrais passer seule à
seule, dans le calme, avec ma petite fille. Je savais bien que dès mon retour à
la maison, la réalité du quotidien allait reprendre rapidement son cours, avec
trois autres enfants dont je devrais m’occuper et qui me solliciteraient
constamment. À l’hôpital, malgré les visites fréquentes des infirmières,
c’était quand même plus tranquille qu’à la maison. Et je n’avais pas à préparer
de repas, à ranger la cuisine, à gérer des enfants…. La paix, quoi!
C’est ainsi que ma petite É. est
entrée dans ma vie. Dans le calme et la douceur. Aujourd’hui, elle est encore calme et douce,
ma belle poulette de deux ans! Elle ressemble un peu plus à ses frères et sœurs
qu’à sa naissance, surtout à petit L. Elle n’a toujours presque pas de cheveux!
Elle est souriante, taquine, affectueuse, presque toujours de bonne humeur.
C’est ma petite dernière et elle
le sera toujours. Ma petite cerise sur le sundae!
Je t’aime, petite É.! Bonne fête!
samedi 25 juillet 2015
Camp SNAP : une expérience extraordinaire!
Plusieurs d’entre vous m’ont demandé des nouvelles du camp
de ma grande M. Alors voici…
Le dernier jour du camp, les familles étaient invitées à une
journée d’activité sur le site avant de repartir vers la maison avec notre
campeur. Nous sommes donc partis, tous les cinq, chercher notre sixième membre
manquante au camp Le P’tit Bonheur, dans les Laurentides.
Avec le trafic et les multiples arrêts pipi pour petit L.,
le trajet nous a pris près de trois longues heures… et nous étions
définitivement en retard sur l’heure d’arrivée demandée par les animateurs du
camp!
Les activités étaient déjà commencées lorsque nous avons
enfin rejoint notre grande M., qui faisait du tir à l’arc.
Elle était plus blonde qu’à son départ.
Elle était toute bronzée.
Elle avait les jambes pleines de piqûres.
Et lorsqu’elle nous a vus, ses beaux grands yeux bleus se
sont remplis de larmes et elle nous a sauté dans les bras!
Elle riait et pleurait à la fois, nous serrant dans les bras
chacun notre tour, prenant spontanément son petit frère et sa petite sœur contre
son cœur. Elle était visiblement contente de nous voir, et nous aussi étions
heureux de la retrouver!
Ses larmes de joie se sont vite transformées en larmes de
tristesse lorsqu’elle a réalisé que son séjour de deux semaines au camp était
terminé et qu’elle devrait quitter ses amies et ses animateurs.
Avant de quitter les lieux, elle nous a présenté toutes ses
nouvelles amies et son animatrice préférée, Carbone. Nous sommes ensuite allés
faire de l’hébertisme, avant d’assister à une rencontre avec les responsables
du programme SNAP. (Pour ceux qui ne connaissent pas ce camp, il s’agit d’un
camp thématique sur la santé, la nutrition et l’activité physique (SNAP),
chapeauté par le centre CIRCUIT de l’hôpital Sainte-Justine et le Centre Père Sablon, et qui vise à
sensibiliser les jeunes obèses ou en surpoids aux bonnes habitudes de vie.)
Ils nous ont raconté que les jeunes ont fait du canot, du
kayak, un triathlon, de l’hébertisme, des jeux d’équipe, de la natation, du camping
dans une forteresse, en plus de suivre des ateliers de cuisine avec la
nutritionniste Cannelle et de développement de l’estime de soi avec l’intervenante
Turbine. Quel formidable séjour!
Puis, un diner hyper santé nous a été servi par la chef
Midi, qui nous a parlé avec amour de tous les bons petits plats qu’elle avait servis
à nos enfants pendant ces deux semaines. Nous nous sommes régalés! Grande M.,
qui est gourmande et pas du tout difficile sur le plan alimentaire, nous a dit
qu’elle avait adoré tous les repas qui lui avaient été servis pendant son
séjour!
Puis, vint le moment tant redouté des adieux. Grande M. s’est
mise à pleurer à chaudes larmes en serrant toutes ses amies et ses animatrices
dans ses bras. Elle n’avait pas envie de partir! Elle me disait qu’elle aurait
préféré passer tout son été là-bas…
Elle a pleuré silencieusement une bonne partie du trajet de
retour. Elle m’a annoncé qu’elle voulait devenir monitrice à ce camp, plus
tard, pour pouvoir y passer tout l’été. Et qu’elle voulait à tout prix y
retourner l’an prochain!
Depuis son retour à la maison, je constate à quel point ce
camp lui a fait du bien et l’a changée.
Elle a retrouvé plusieurs amies du camp sur Facebook, à son plus
grand bonheur. Rencontrer des jeunes filles de son âge qui vivent la même
réalité qu’elle était si important pour elle, et ces amitiés sont précieuses!
Elle chante constamment la chanson thématique de SNAP. Et
plein d’autres chansons de camp.
Elle prend son temps pour manger et « téléphone »
à son estomac au milieu du repas pour lui demander s’il a encore faim, comme lui
a montré la nutritionniste. C’est une excellente façon de prendre son temps
pour manger et d’être attentif à ses signes de satiété!
Elle a rapporté un livre de recettes santé concoctées par le
chef Midi et m’a demandé de lui en préparer. Elle était si contente de nous y
faire goûter!
Elle m’a dit qu’elle voulait faire plus d’activités
physiques. Nous avons convenu ensemble que nous nous réserverions des plages
horaires pour bouger pendant notre année d’école maison. Nous avons déjà ciblé
des activités qui nous plairaient toutes les deux : faire de la randonnée
sur le Mont-St-Hilaire, aller marcher dans la ville, aller à la piscine
municipale, faire du patin l’hiver, danser, etc.
Elle nous a demandé s’il était possible de réparer notre
WII, qui ne fonctionne plus depuis quelque temps, pour pouvoir recommencer à
danser sur les jeux Just Dance, qu’elle adore.
Elle a commencé à faire des activités physiques avec son
petit frère et sa petite sœur. Elle leur fait faire des culbutes, rouler dans
le gazon, imiter ses mouvements, courir, etc. Elle adore ça et ils s’amusent
tellement ensemble!
Elle a grandi. Gagné en maturité. En bonne humeur.
Probablement en santé et en endurance physique aussi. Elle semble avoir perdu un peu
de poids, car plusieurs de ses shorts sont trop grands.
Bref, elle est belle, elle rayonne, et je suis si heureuse qu’elle
ait eu la chance de vivre cette expérience formidable!
jeudi 16 juillet 2015
2400 jours
2400 jours.
80 mois, si vous préférez.
Ça fait presque 7 ans.
2400 jours pendant lesquels j’aurai allaité au cours de ma
vie. Pas en continu, tout de même! Mais si j’additionne la durée d’allaitement
de chacun de mes enfants, c’est l’impressionnant total obtenu.
C’est long!
Et maintenant, c’est fini.
Ma petite É. a cessé de prendre le sein, à 22 mois. Je ne me
sens pas triste, ni nostalgique. Je ne suis ni déçue ni contente que cette
étape de ma vie soit terminée. Je constate, tout simplement. Nous étions
rendues là, elle et moi, et toute bonne chose a une fin. C’est ainsi, et c’est
tout!
J’ai tellement aimé allaiter mes enfants! Cette période de
symbiose avec chacun d’entre eux a été si précieuse pour moi. Cette relation
exclusive a fait de moi la maman que je suis, et eu un impact déterminant sur
mon maternage.
Parce que ces moments où j’avais mon bébé au sein nous
appartenaient, nous étaient réservés, à nous seuls. Tout le monde peut changer
des couches, bercer bébé, le consoler, lui donner sa purée ou le laver dans le
bain. Mais personne d’autre que moi ne pouvait l’allaiter, aucun autre lait que
le mien était conçu spécialement et uniquement pour mon enfant.
Ces moments d’allaitement étaient mon privilège de maman. Quand
j’allaitais, j’avais mon bébé pour moi toute seule! Lorsque nous étions entourés
de gens qui voulaient prendre ou toucher mon bébé, dans une fête ou une
occasion spéciale par exemple, l’allaitement me donnait l’excuse parfaite pour le
reprendre et m’enfermer dans ma bulle avec lui pour lui donner le sein. Les
gens ne dérangent pas une maman qui allaite, certains plus pudiques n’osent
même pas regarder. Je pouvais donc apaiser mon bébé et lui offrir une petite
pause de vie sociale, de bruit et de manipulations, tout en lui donnant de mon
lait chaud et sucré.
J’ai profité de ces beaux moments d’allaitement pendant 2400
jours. Et j’en garderai à jamais des souvenirs emplis de tendresse et d’amour.
vendredi 3 juillet 2015
Des petites réserves de bonheur
Au cours des derniers mois, certains membres de notre entourage
ont vécu des périodes de vie très difficiles. D’abord, au cours de l’hiver, la
maman de mon beau-frère a été portée disparue plusieurs semaines avant d’être
retrouvée, inerte, dans sa voiture. Dépressive, elle s’était enlevé la vie. Une
autre personne près de nous a reçu un diagnostic de dépression et a été mise en
arrêt de travail pour prendre le temps de se guérir.
Mes enfants ont été mis au courant de ces événements, bien
entendu. Ils entendaient les adultes autour d’eux en parler, puis nous en
reparlions un peu entre nous par la suite. Ils n’avaient pourtant pas posé beaucoup
de questions sur le sujet, jusqu’à ce que j’aie une conversation avec grand A.
sur… le bonheur.
Un après-midi, alors que nous étions en voiture tous les
deux, grand A. s’est mis à me parler avec enthousiasme de son début d’été.
Grand A., rayonnant : « Ah, maman, c’est le plus
bel été de ma vie! Je fais plein de choses super le fun, je vois des amis tout
le temps, grande M. est partie au camp deux semaines et j’ai la paix! C’est
TROP COOL! »
Moi, amusée : « Wow, je suis contente que tu sois
aussi content! »
Grand A., toujours sur son nuage : « En plus,
quand on a fêté ma fête, c’était TROP COOL! C’est la plus belle fête de ma vie!
Hey, j’ai dormi deux nuits dans la tente avec des amis différents deux nuits de
suite! Et puis mon ami Louis m’a donné un super fusil Nerf TROP COOL! »
Moi : « Haha! C’est vrai que vous avez eu l’air de
bien vous amuser! Vous avez rigolé jusqu’à tard! »
Grand A, un grand sourire aux lèvres : « Et puis
bientôt, ce sera ma semaine de camp scout, ça va être TROP COOL! Je suis trop
content, maman! »
Moi, heureuse : « Je suis tellement heureuse d’entendre
ça! Tu sais quoi, mon grand? Tu devrais fermer les yeux et prendre le temps de
bien ressentir la joie que tu ressens présentement. Comme pour te faire une
petite réserve de bonheur dans ton cœur. »
Grand A., songeur : « Oui, comme ça, quand je suis
triste, je pourrais repenser à combien je suis content présentement, et ça me
rendrait content à nouveau. »
Moi : « Oui! Des fois, on se sent tellement triste
qu’on oublie que ça se peut, d’être heureux. Moi, j’aimerais ça que tu ne l’oublies
jamais, que le bonheur existe. »
Grand A. : « Est-ce que c’est ça qui est arrivé à
la maman de mon oncle? Et à (la personne proche de nous), qui est en
dépression? Elles ne savaient plus que ça se pouvait, d’être heureux? »
Moi : « Oui, c’est un peu ça. C’est à cause d’une
maladie qui s’appelle la dépression. Les gens qui font une dépression se sentent
toujours tristes et très fatigués. Ils ne font pas exprès, c’est comme si leur
cerveau était déréglé et n’était plus capable de se sentir heureux. »
Grand A. : « Est-ce que ça se guérit? Parce que
(la personne proche de nous), elle, elle va guérir, hein? »
Moi : « Oh oui, ça se guérit! (La personne proche
de nous) fait tout ce qu’il faut pour aller mieux. Elle voit un docteur pour le
corps, elle voit un docteur pour le cœur, elle se repose, elle prend soin d’elle.
Mais ça prend du temps, guérir d’une dépression, il faut être patient. Le
plus dur, je crois, ça doit être de ne même plus croire que le bonheur est
possible tellement on est triste. C’est pour ça, tantôt, que je t’ai dit de
faire des petites réserves de bonheur dans ton cœur. »
Grand A. : « En tout cas, moi, je vais me faire
plein de réserves de bonheur. Et cet été, ça va être facile, parce que c’est
TROP COOL! »
Après cet intermède de conversation plus sérieuse, il est
resté un peu songeur, puis s’est remis à me placoter avec enthousiasme de
toutes les belles choses qu’il avait prévues pour l’été.
Je n’ai aucune idée si ça fonctionne vraiment, en cas de
dépression, de repenser à nos « petites réserves de bonheur ». Mais
je me suis dit que ça ne ferait pas de tort de lui rappeler de s’arrêter,
parfois, pour savourer sa vie, ses joies, les plaisirs qu’il vit.
Je me souviens que lors de mon mariage il y a 12 ans, quelqu’un
m’a dit : « La journée va être chargée et va passer très vite. Prends
le temps de faire des pauses et de prendre des photos mentales de ce que tu
vois et de ce que tu vis, parce que sinon, tu ne te souviendras plus très bien
de ta belle journée ».
Franchement, c’est un des meilleurs conseils qu’on m’ait
donné. Je l’ai suivi, ce conseil, et à ce jour, quand je repense à mon mariage,
j’ai des images précises et des sentiments imprimés dans ma mémoire et dans mon
cœur. Effectivement, cette journée a été un magnifique tourbillon et si je n’avais
pas pris le temps de m’arrêter plusieurs fois pour simplement savourer l’instant,
je crois que j’en aurais moins profité.
Mon fils, à 10 ans, mord dans la vie à pleines dents. Il est
si éveillé, enthousiaste, rieur! J’espère qu’il suivra mon conseil et se fera
des petites réserves de bonheur qui, peut-être, l’aideront à traverser les
moments plus difficiles. Parce qu’inévitablement, il en vivra lui aussi, des
peines, des tristesses, de la colère.
En attendant, je le regarde aller avec son énergie
communicative et son sourire contagieux, et je prends une petite minute pour le
contempler. Aujourd’hui, c’est mon fils et sa joie de vivre que je prends en
photo dans mon cœur!
lundi 29 juin 2015
En colonie de vacances, la si, la sol...
Ça y est, ma grande M. est partie en colonie de vacances avec un groupe de jeunes suivis à CIRCUIT de l’hôpital Sainte-Justine pour les
deux prochaines semaines. Elle avait si hâte d’y aller qu’elle nous cassait les
oreilles en chantant à tue-tête la fameuse chanson « En colonie de vacances, la si la sol.. » cent fois par jour depuis des semaines!
Les derniers jours ont été très chargés en raison des
préparatifs de son départ. Il lui manquait quelques morceaux de vêtements pour
compléter ses bagages, nous avons donc dû aller magasiner. Puis, rapatrier tous
les items dont elle aurait besoin, faire préparer ses médicaments sous forme de
dosette pour la durée de son séjour, m’assurer que mon lavage était fait à
temps pour qu’elle ait tous les vêtements nécessaires.
À bien y penser, les préparatifs se sont très bien déroulés,
il n’y a que moi qui m’en faisais et qui avais l’impression d’être toute
désorganisée. Comme vous le savez, Alexandre et mes deux plus vieux sont scouts
et la préparation de bagages de camp n’a plus de secret pour eux. Pour moi,
faire des valises est plutôt synonyme de casse-tête!
En fait, grande M. a presque entièrement fait ses bagages
elle-même en suivant attentivement la liste qui lui avait été remise. C’est
juste dans ma tête que ça tourbillonnait : « Il ne faut pas que j’oublie
d’aller à la pharmacie chercher ses médicaments. Il ne faut pas que j’oublie de
photocopier son protocole d’administration de médicament pour le remettre aux
animateurs. Il ne faut pas que j’oublie de vérifier si elle a assez de paires
de bas. Il ne faut pas que j’oublie d’acheter des timbres pour qu’elle puisse
envoyer des lettres. Il ne faut pas que j’oublie… »
Finalement, hier, nous étions prêts à aller la reconduire
pile à l’heure où nous voulions partir. Même les tout-petits étaient prêts à
temps! Incroyable, mais vrai!
Je regardais ma grande fille fermer sa valise, se préparer,
calmement, et je la trouvais donc grande! Et si calme! Moi qui, enfant,
détestait partir en classe verte ou en classe rouge avec l’école, ne serait-ce
que pour deux nuits, je ne peux qu’être impressionnée de l’absence totale d’anxiété
chez mes enfants quand ils partent en camp. Ils ne tiennent certainement pas
cet enthousiasme pour les camps de leur mère, je peux vous le dire! Moi, j’avais
mal au ventre et mal au cœur des jours à l’avance simplement à anticiper et
appréhender mon départ de la maison…
J’étais fière de la voir si confiante et heureuse, contente
pour elle de savoir qu’elle allait vivre une expérience formidable, et un peu
triste aussi de penser qu’elle serait si loin de moi pour deux longues semaines…
Moi, le cœur un peu gros : « Vas-tu t’ennuyer un
peu, ma grande? »
Grande M. : « Oh oui! Je vais tellement m’ennuyer
de mon chum et de mon chat! »
Pas une seule mention pour sa maman! Mais vous savez quoi? C’est
très bien ainsi. Elle est indépendante et n’a plus toujours besoin de moi pour vivre ses propres aventures
et expériences. Elle se détache positivement de moi, en ce sens que nous avons
toujours une très belle relation, mais qu’elle commence à prendre son envol
toute seule comme une grande. Je pense que c’est très sain. Même si j’ai un
petit peu de peine de la voir grandir si vite, c’est vrai.
Depuis hier, donc, nous ne sommes que cinq à la maison. C’est
un peu étrange. Je m’attends toujours à entendre ma grande me parler ou rire
aux éclats. Le téléphone et son iPod sont anormalement silencieux. Je n’ai pas
à régler de chicane entre elle et grand A. Ses amies ne viennent pas cogner à
la porte. Il n’y a pas de filles préados qui trainent dans ma maison, rigolent
dans sa chambre ou se font les ongles sur ma table de cuisine.
Cette pause de deux semaines sera très bénéfique pour tout
le monde, je crois. La relation entre grande M. et grand A. a toujours été
difficile, mais ces temps-ci, c’est carrément pénible. Ils se chicanent constamment,
se tombent sur les nerfs, s’obstinent pour tout et n’importe quoi, je n’en
pouvais plus!
J’aurais tellement aimé que mes ainés s’entendent bien. J’aurais
tant voulu qu’ils jouent ensemble, soient complices, apprécient la compagnie de
l’autre. Malheureusement, ça n’a jamais été le cas. Ils ne se sont jamais bien
entendus et ont peu d’affinités l’un avec l’autre, à mon plus grand désespoir.
Pendant ces deux semaines où ma grande est partie, ils
pourront souffler un peu et profiter de l’absence de l’autre. Pas de tensions.
Pas de conflits. La sainte paix, quoi!
Dans deux semaines, on ira chercher ma belle grande fille à
son camp. Elle sera toute bronzée, ses cheveux auront blondi. Elle sera
fatiguée, mais contente de ses vacances au camp. Elle aura plein de nouvelles
amies; des jeunes filles qui, comme elle, ont une maladie ou un surplus de poids. Ça fait longtemps qu’elle me dit qu’elle
veut rencontrer des filles de son âge qui comprennent ce que c’est, aller chez
le docteur ou à l’hôpital souvent. Elle aura probablement plein de piqûres d'insectes partout sur le corps. Elle sentira bon la fumée de feu de camp, sera sale,
puera peut-être un peu à certains endroits stratégiques de son corps ;-)
Elle chantera des chansons
de camp pendant des jours. Elle me racontera plein d’anecdotes et de
péripéties. Elle me relatera toutes les choses qu’elle aura apprises. Me dira
tous les petits potins du camp.
Oui, vraiment, je pense qu’elle passera un magnifique
séjour!
jeudi 18 juin 2015
C’est la fin de l’année! Mais pas tout à fait…
D’ici quelques jours, les élèves du Québec seront en congé
pour l’été. Yé! Après tous ces mois à travailler si fort, les enfants (et les
profs, et les parents éducateurs!) méritent pleinement cette pause estivale.
De notre côté, j’ai décidé que nous allions continuer à
faire un peu d’école pendant l’été. Comme nous avons dû arrêter presque complètement
notre travail scolaire pendant un peu plus d’un mois cet hiver en raison de
maladies, hospitalisations et autres virus cet hiver, nous avons pris du retard
et je tiens à ce que nous le rattrapions le plus possible avant septembre.
Bien entendu, nous ne ferons pas des journées complètes d’école,
c’est l’été après tout! Mais un petit peu chaque jour, question d’avancer
toujours sans que ce soit trop lourd.
Grande M. : vive
le français, à bas les maths!
Cette année, grande M. a fait des progrès très impressionnants
en français écrit. Grâce à son ordinateur et à ses logiciels Word Q, Lexibar et
Antidote, elle est devenue très autonome pour la rédaction de textes. Ses
textes sont de plus en plus longs, généralement bien structurés, et la quantité
de fautes d’orthographe et de grammaire a diminué de façon significative. La
syntaxe de ses phrases reste à améliorer, mais ça s’en vient. Quand je repense
au retard immense qu’elle avait lorsqu’elle était à l’école, je suis vraiment
fière de tous ses progrès. On partait de loin!
Toutefois, en maths, c’est autre chose. Les maths de 5e
année, ouf, c’est difficile! Je trouve que la marche est haute entre ce qui est
vu au 2e cycle et au 3e cycle. Avant cette année, les
concepts de mathématiques étaient assez faciles à intégrer à des situations
concrètes du quotidien, ce qui rendait l’apprentissage plus simple car les
enfants comprenaient directement l’utilité de ce qu’ils apprenaient. Par
contre, à partir de la 5e année, les concepts sont de plus en plus
abstraits et complexes. Quand elle me demande à quoi ça sert de faire un arbre
de factorisation, j’ai bien du mal à lui expliquer quand elle se servira
vraiment de cette notion dans sa vie… On doit aussi voir beaucoup, beaucoup, beaucoup
de fractions. Il faut les comparer entre
elles avec des dénominateurs ou des numérateurs communs, les transformer, les
réduire à leur plus simple expression… Non seulement c’est difficile pour ma
fille, mais en plus, c’est plate en titi. Pour moi qui n’aime pas du tout les
maths, c’est un vrai défi d’essayer de rendre ça clair et un tant soit peu
intéressant.
De plus, les situations –problèmes complexes (ou SAÉ) de
maths sont très difficiles, je trouve. Il y a tant de consignes et d’informations
dont elle doit tenir compte pour parvenir à résoudre le problème qu’elle s’y
perd complètement. Je dois lire, relire et décortiquer le problème avec elle à
plusieurs reprises et malgré tout, elle me regarde souvent avec le regard
complètement confus. Pour une dyslexique dyspraxique, ces problèmes complexes
sont un vrai cauchemar. Elle n’arrive pas à organiser les infos, ses pensées et
les démarches à faire. Pour l’instant, je mets ça de côté et on y reviendra
plus tard. Comme elle doit passer des tests de classement à l’automne en
prévision de son admission à une école privée au secondaire l’année suivante,
je vais d’abord m’assurer qu’elle a vu toute la matière plutôt que de
travailler les SAÉ.
Grand A. : vive
les maths, à bas le français!
Grand A., lui, adore les maths et comprend la matière à la
vitesse de l’éclair. Il calcule facilement mentalement et son plus grand défi
est de prendre son temps pour bien écrire ses démarches de résolution de
problème. Il ne comprend pas pourquoi il doit détailler tous ses calculs alors
qu’il a trouvé la réponse mentalement en deux secondes! Je dois constamment lui
rappeler que moi, et ses futurs professeurs, ne sommes pas dans sa tête et que
nous ne pouvons pas savoir comment il a fait pour trouver sa réponse s’il ne
nous l’écrit pas. Pour sa part, il est presque à jour en maths et devrait
terminer son cahier très rapidement au cours des prochaines semaines.
En français, c’est autre chose. Il déteste écrire et fait
énormément de fautes. Encore une fois, il essaie d’aller trop vite… Quand je
lui demande de faire un plan de rédaction pour ses textes, il le fait à toute
vitesse, à moitié, et oublie ensuite plein d’éléments quand il rédige. Quand on
travaille une règle d’orthographe ou de grammaire, il fait bien les exercices,
mais ne transfère pas ses connaissances lorsqu’il rédige un texte. Il fait donc
plein de fautes sur des notions qu’il aurait dû savoir, ce qui me frustre
souvent, je dois l’admettre. Il ne corrige pas bien ses textes, non plus, ne
prend pas la peine d’utiliser son guide de correction pour être sûr de ne rien
oublier… Ralentir et prendre le temps de bien écrire est vraiment son plus
grand défi.
Il faisait tant d’erreurs dans ses textes que j’ai commencé
à être inquiète. Comme ma grande est dyslexique et dysorthographique, je me
suis même demandé si lui aussi avait un problème d’apprentissage. J’ai donc
décidé de le faire suivre par une orthopédagogue au privé, cet été, pour avoir
un avis extérieur et des trucs pour l’aider. Je ne veux pas qu’il soit trop en
retard ou vive des difficultés trop grandes en septembre, lors de son retour en
classe…
Jusqu’à présent, nous sommes allés voir l’orthopédagogue
deux fois et ça m’a rassurée. Le fait de travailler avec quelqu’un d’autre que
moi l’oblige à faire plus d’efforts et quand il se force, il est capable. Même
s’il devra rattraper un peu de matière au début de l’année scolaire, je suis sûre
qu’il y parviendra. Retourner à l’école sera très bénéfique pour lui sur le
plan académique, je crois.
Petit L. :
bientôt une nouvelle garderie!
Petit L., lui, est en pleine forme. Je lui ai trouvé une
garderie en installation à 7$ par jour et il commencera à y aller dans deux
semaines, à temps plein. Depuis la semaine dernière, nous passons devant la
nouvelle garderie tous les matins avant de se rendre à sa garderie actuelle. J’arrête
la voiture devant la nouvelle garderie et je lui montre l’endroit, les dessins
dans les fenêtres des locaux, la magnifique gigantesque cour avec plein de jeux
et un module pour grimper. Il est super enthousiaste à l’idée d’y aller. Je ne
sais pas à quel point il réalise qu’il ne reverra plus son éducatrice actuelle,
qu’il adore, et ses amis, mais bon, pour l’instant, il est simplement content d’aller
à une nouvelle garderie.
Hier, c’était sa dernière journée de garderie à son « ancienne »
garderie. Les adieux sont toujours un peu émouvants, surtout que nous adorions
l’endroit et que la seule raison pour laquelle nous le changions d’endroit
était financière, et non pas parce que nous n’étions pas satisfaits. Petit L. n’était
pas émotif du tout, lui, mais moi et son éducatrice, ouf! J’avais les larmes
aux yeux!
Petite É. : la
fille à papa!
Petite É., quant à elle, grandit en beauté et en bonheur.
Elle est souriante, se développe bien et s’amuse à fond à la garderie comme à
la maison. Elle placote de plus en plus, même si je trouve parfois qu’elle ne
parle pas autant que je le souhaiterais. Il faut dire qu’étant la quatrième
enfant de la famille, il se trouve toujours quelqu’un pour parler à sa place ou
pour anticiper ses besoins avant même qu’elle ait eu à les dire! Elle est
douce, affectueuse, taquine, un peu plus autonome chaque jour. Une vraie petite
soie, ma petite dernière. Elle aime son éducatrice et ses amis de la garderie
et y va avec plaisir. À la maison, c’est la petite fille à son papa! Elle l’idolâtre
carrément et s’exclame de joie dès qu’Alexandre met le pied dans la maison à la
fin de sa journée de travail. Je pense qu’il aime bien ça, se faire cajoler par
sa petite poupoune ;-)
Voilà pour notre bilan de fin d’année! Mes enfants
grandissent si vite, se développent si bien… je suis fière d’eux!
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